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Tous Poètes – Hiver 2017

 

TOUS POETES

Une subite envie d’écrire et pas d’inspiration ?

Source 1 : Ouvrez la fenêtre de votre chambre. Ecrivez un poème à partir de ce qui vous choque le plus. Ou ce qui vous émeut le plus. Ou ce qui vous passe par la tête au moment où vous ouvrez la fenêtre.

Source 2 : Cherchez parmi les commentaires que vous postez régulièrement ici, une source d’espoir/agacement/révolte/émotion/rêve etc. qui serait la base d’une de vos chansons ou poème.

Source 3le Château des 100 000 Pièces ! Le Château lui-même, son univers, ses Pièces et ses explorateurs sont depuis le début des Temps, source de Légendes, d’Epopées, de Poèmes et de Contes… Soyez en donc les Troubadours ! Postez vos Poèmes et Légendes, ici, (pas dans le Château, lui, il n’accueille que des Pièces.

Source 4 : Allumez la radio ou la télé au hasard… écoutez/regardez 5 mn  pas plus. Eteignez la télé ou la radio. Et mettez vous vite  à écrire, façon poésie.

Inspirez vous dans ces sources, et expirez ici vos poèmes ! Faites fleurir vos mots !

Et partagez les sur votre propre réseau internet, avec les petits boutons Tumblr, Facebook, Google + et Twitter ci-dessous !

Un petit conseil : si vous avez très envie de voir vos poèmes lus et commentés par les autres… commencez par lire et commenter les poèmes des autres ! 

256 commentaires sur “ Tous Poètes – Hiver 2017
  1. Angel dit :

    Bonjour ! J’ai l’impression qu’il n’y a plus trop de monde ici .. Vous allez bien ?
    On est d’accord que j’ai le droit de commenter des poèmes tout ça tout ça comme je veux, comme dans le bon vieux temps ?

  2. Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus dit :

    C’est si dur de vivre, de respirer
    De s’ouvrir puis se refermer
    Comme une porte vieillie par le temps
    Usée par les gens

    Trop d’efforts sans un écho
    trop de sourires et trop de mots
    Tout me reviens de plein fouet
    Tout ce que tu ne me rendras jamais.

    Tout ça c’était des beaux mensonges
    J’ouvre les yeux comme on s’éveille d’un songe
    Tout ça n’était que superficiel
    Rien n’étais réel…

    J’aurais aimé rester pour toujours dans son cœur
    Mais je n’y suis pas même resté une heure
    Tu m’as laissée en pièces détachées
    Brisée.

    Peut être m’as tu vraiment appréciée,
    Ou jouais tu un rôle depuis le début
    je suis seule et délaissée
    Plantée au milieu de la rue.

    C’est dur de vivre, tu le sais mieux que personne
    La vie n’est pas un simple air que l’on fredonne
    Toi aussi tu as souffert, toi aussi tu as été critiqué
    Pourquoi tout recommencer?

    J’ai vraiment essayé de t’aider,
    J’aurais pu tout te donner
    Mais je ne suis plus rien à tes yeux
    mais dites moi, tous, êtes vous heureux?

    Trop d’efforts sans un écho
    trop de sourires et trop de mots
    Tout me reviens de plein fouet
    Tout ce que tu ne me rendras jamais.

    Tout ça c’était des beaux mensonges
    J’ouvre les yeux comme on s’éveille d’un songe
    Tout ça n’était que superficiel
    Rien n’étais réel…

    J’aurais aimé rester pour toujours dans son cœur
    Mais je n’y suis pas même resté une heure
    Tu m’as laissée en pièces détachées
    Brisée.

    Tu m’as blessée mais je suis là, vivante
    sans le savoir tu me rends plus forte
    La douleur est lancinante
    Je souffre mais j’ouvre ma porte.

    Car je ne suis pas seule, et je sais
    Que mes des anges gardiens ne me laisseront jamais
    Elles sont mes béquilles et ‘aident à avancer
    Elles sont mes amies et me donnent des ailes pour m’envoler.

    • Saskia Dutour dit :

      J’aime beaucoup !
      Le seul truc qui m’a dérangé c’est que tu change sans arrêt de pronom pour la personne (ou les personnes) a qui tu t’adresses. Du coup je t’imagine sur scène avec un « tu » face a des « vous » x)
      Mais très beau poèmes !

  3. Cloclosiku dit :

    Hellow je dépose un petit poème et je reviendrai commenter (parce qu’étant donné que je dois partir dans trois minutes ça va pas être très facile ^^)

    [J’arrive pas à trouver de titre]

    Insoutenable douleur d’une lame dans le dos ;
    Brûlure du miroir sur les yeux impuissants,
    Reflet de la boue qui nous recouvre à nouveau,
    Chute subtile d’un empereur décadent.

    Le piédestal renversé, le verre brisé
    En fragments d’âme rougeoyants dans le soleil.
    La blondeur de l’astre noircie face à Hébé,
    Tuée dans l’acte inutile blessant l’esprit qui veille.

    Mais les ombres sont toujours dans la solitude,
    Dispersées, passives, attendant patiemment
    Ce qui ne viendra pas. Et face à des Dieux rudes,
    Elles jouent tant de Sisyphe, volontairement.

    Or, quand fissuré, tremblant sous les mains mensongères,
    Le rocher immuable éclate en grands morceaux,
    Qui s’élèvent vers le ciel, plantés dans la terre,
    Une trahison tacite annonce le renouveau.

    Alors, nous laissons le Soleil baiser nos fronts,
    Puis nous essuyons nos mains, nos yeux et nos larmes,
    Nous sourions face à la lente rédemption,
    Et acceptons la vie, tout en bravant les flammes.

  4. Saskia Dutour dit :

    Au début, j’ai pris mon ordi et j’ai écrit le premier vers. Le reste est venu tout seul. Et puis je me suis dit… Pourquoi ne pas faire une espèce de gradation ? Et bah oui, c’est parti, j’ai créé des notes à n’en plus finir et j’ai fini par regrouper mes vers en cinq catégories qui représentent le cercle vicieux que je vis en ce moment et les cinq partie de mon poème :

    PIXEL

    Ce sont ces oreillers que j’ai souillé de sel.
    Ce sont ces sillons de mascara qui creusèrent sur mon visage des fossés de poix.
    Ce sont ces gerbes d’eau fraiche qui retirèrent leur rougeur à mes yeux.
    Ce sont ces larmes qui menacèrent de sortir de leur cachette lorsque je te revoyais après trop longtemps.
    Ce sont ces envies de t’embrasser qui me firent pleurer devant mon impuissance.
    Ce sont toutes ces fois où tu ne m’accorda pas l’attention qui m’était due.
    Ce sont ces défauts que je voyais reluire en moi quand je pensais à te plaire.
    Ce sont ces amis a qui j’ai menti pour éviter les moqueries.
    Ce sont ces rires que j’ai servis aux autre afin de prouver de ma bonne humeur.
    Ce sont ces sentiments de haine qui m’ont envahie quand je pensais à toi.
    Ce sont ces moments où je me fis violence pour tenir le coup et rester de marbre.
    Ce sont ces accumulations de colères qui éclatèrent en petit bouts de nuits en nuits.
    Ce sont ces regards que je n’ai pas osé échanger avec toi.
    Ce sont ces regrets qui m’ont assaillie la nuit dans le noir.
    Ce sont ces espoirs que j’ai entretenus comme autant de foyers.
    Ce sont ces sourires qui me semblèrent ridicules quand je te voyais faire le gamin.
    Ce sont ces picotements que j’aurai voulu partager avec toi.
    Ce sont ces milliers de métaphores qui surgirent en moi, preuves de mon amour.
    Ce sont ces poèmes magnifiques, puisqu’ils parlaient de toi, que tu me fis écrire.
    Ce sont ces histoires que tu m’inspira.
    Ce sont ces rêves que tu me permis d’imaginer.
    Ce sont ces milliers de petits pixels qui composèrent, composent et composeront notre histoire silencieuse à laquelle je renonce.

    • Saskia Dutour dit :

      J’ai oublié de préciser que ces 5 étapes sont la Tristesse qui devient des Mensonges, ce qui fait gonfler puis éclater la Colère qui peu à peu se transforme en Regrets pour enfin ne montrer que les côtés Positifs…

    • Mamzelle Blabla alias Zigzag dit :

      Métaphore filée très originale, poème très agréable à lire!

  5. Saskia Dutour dit :

    Tu ne me vois pas

    Tu
    Ne
    Me
    Vois
    Pas
    Et
    Moi
    Je
    Pleure.
    J’attend
    Et
    Tu
    Me
    Laisse
    Compter
    Les
    Heures.
    Détruite par tes silences,
    Emplie de ton absence,
    Anéantie par l’espoir,
    Sans échappatoire.
    Tu
    Ne
    Me
    Vois
    Pas
    Et
    Moi
    J’ai
    Peur.
    Que
    Tu
    Nous
    Laisse

    Moi
    Et
    Mon
    Cœur.

    • Sakura en sucre dit :

      J’aime beaucoup ! Je sais pas pourquoi, il y a un petit air qui monte en moi en lisant ton poème ! Bon je sais, c’est censé être plutôt triste mais à la manière dont tu as rythmé, je ne peux pas m’empêcher de sourire. Très beau petit poème!

  6. Eléa dit :

    @dévoreuse de livres :

    C’est un très beau texte avec un réalisme au niveau de la façon de s’adresser aux adultes. Il renforce ce sentiment d’injustice que tu as essayé de faire passer. Il accentue cette colère que l’on ressent dans chacun de tes mots. Il met du rythme quand il y en a besoin.
    C’est un texte puissant, au message fort, dont je ne peux pas critiquer beaucoup de choses négativement ; tu vois, c’est un poème de grande qualité. Je veux juste rebondir sur cette « imprimante » parce que je vois bien que ce mot est placé pour faire la rime. En parlant de celles-ci, je voudrai te faire savoir qu’elles sont très bien organisées.
    Ce que j’ai aussi apprécié est le dernier vers, car je trouve que finir sur une question rend ton texte vivant, il impose à continuer à réfléchir, bien que le texte soit terminé. Pour être plus claire, c’est grâce à cette interrogation que tu nous fait penser à ce sujet ; c’est comme une ouverture à un débat.
    En conclusion, je veux dire que ce poème, qui a peu de défauts, m’a beaucoup plu.

    Au plaisir de te relire,

    Eléa

    @De Flammes et de Vent : L’IMMORTELLE HEROÏNE

    Alors, je n’ai pas reconnu la personne dont tu parles dans ton poème, mais il est très beau. Il a du caractère, et tes mots sont forts. Je regrette juste la quasi-absence de ponctuation, même si ton texte à du rythme. On dirait que ton héroïne est une déesse de la mythologie ancienne, et tu la fais très bien vivre. Tu dis que tu l’as écrit rapidement, mais on ne le ressent pas ; peut-être parce que c’est un texte guerrier. En tout cas, tu réussi à faire passer de la colère et de la soumission à travers ton poème, et c’est ce qui le rend très riche.
    C’est un poème que j’ai beaucoup aimé car il est très bien construit et poétique.

    En attendant avec impatience de savoir qui se cache derrière ton héroïne,

    Eléa

    @Saskia Dutour : LE PARAPLUIE

    C’est étonnant comme ce poème est émouvant ! Je connais beaucoup de textes qui parlent de parapluie, mais c’est un thème qui est malgré tout très original. Et bien évidemment, tu as su le traiter d’une telle manière que cela en devient de la personnification. Pour en revenir à ma première phrase, je te dis que c’est étonnant de s’émouvoir sur un texte qui parle de parapluie, justement parce que c’est un objet de tous les jours. Les rimes sont très belles, même si elles engendrent parfois des tournures de phrase un peu étranges, mais l’intention et là. Quant au rythme, il est très mélodieux, et c’est lui qui renforce cette émotion dont je te parle depuis le début.
    Je dois t’avouer que je n’ai pas grand chose à te dire d’autre, parce que j’ai vraiment aimé, mais il m’a beaucoup secouée 😉 !

    Merci pour ce bon moment,

    Eléa

    @Mamzelle Blabla alias Zigzag :

    Que je suis contente de te retrouver ! Je dirai que ton poème est comme d’habitude ; c’est-à-dire étrange 😉 ! Mais je crois que tu le sais, j’adore ! C’est quelque chose de doux et drôle, quelque chose qui se lit facilement, divertissant. Tout cela – et même si c’est très peu développé – pour te dire qu’il est vraiment génial, que le rythme est magique, et que tes mots sont merveilleux !

    • Saskia Dutour dit :

      Merci >.<

    • Mamzelle Blabla alias Zigzag dit :

      Merci ! C’est ce genre de commentaires qui me stimulent pour la suite !

    • dévoreuse de livres dit :

      Wouaw merci beaucoup je ne m’attendais pas à autant de compliments de ta part ! (pas dans le sens où tu ne fais pas de compliments, hein, mais dans le sens où je ne pensais pas en mériter autant)

    • De Flammes et de Vent dit :

      Merci beaucoup ! ^^ En vérité, je m’attendais à ce que l’on ne reconnaisse pas mon personnage. Car cette héroïne n’est pas issue d’un livre, ni d’un film…mais d’un jeu vidéo ! Un des meilleurs jeux vidéo auxquels j’ai joué (pour ne pas dire le meilleur) qui a réussi a me faire pleurer devant mon écran. La guerrière dont je parle se nomme Undyne (sous sa forme « The Undying ») c’est d’ailleurs mon personnage préféré du jeu. Dans mon poème, je décris une scène précise du jeu, très chargée en émotion. (d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les mots « âme » et détermination » on une majuscule, et si Undyne s’adresse au lecteur…) J’ai très envie d’expliquer plus précisément le contexte de ce poème et je pourrais parler de l’histoire du jeu pendant des heures, mais ce serai spoiler une oeuvre qui mérite d’être découverte. J’encourage tout le monde à y jouer, même si vous ne connaissez rien à l’univers du jeu vidéo…ce jeu casse les codes, vous fait réfléchir, rire, pleurer, il vous surprend continuellement.
      Le nom de ce jeu ? Undertale.

  7. Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus dit :

    Je marche et erre dans les rues éclairées par ta lumière
    J’ai besoin de te dire tout que j’ai pensé
    Que j’aurais combattu la terre entière
    Si tu avais voulu, j’aurais donné
    Des ailes aux gens cloués au sol
    Je te t’aurais jamais abandonné
    En attendant que tu t’envole
    je serais restée une éternité auprès de toi
    Je ne t’aurais pas traité commun roi
    Juste comme un humain
    Mais tu es si loin…
    Et je perd espoir
    De pouvoir un jour te revoir
    Entendre ton rire encore
    Même à travers la mort,
    Mais les seuls sons que je perçois sont dans mon esprit
    Dans mon imagination, peut être dans mes souvenirs
    Mais tu n’est plus en vie
    Et tout ce que j’entends sont mes soupirs…
    J’aurais tout donné pour toi.
    Je me serais battue contre tes peurs et tes démons
    Mais tu as décidé de t’envoler autrement
    En quittant la vie; en me quittant
    Aussi.
    Peut être un jour pourrais-je te dire ces mots qui me brûlent
    A l’intérieur.

  8. Eléa dit :

    Bonsoir, bonsoir…

    Désolée si je ne suis pas très présente en ce moment ; je ne trouve pas le temps de commenter vos poèmes. Donc désolée si je passe en coup de vent encore une fois, et ce, juste pour vous faire partager un de mes poèmes qui date déjà de quelques jours… :( :( :( De toute façon, mon commentaire est bientôt prêt, donc vous allez pouvoir voir les critiques des vôtres.

    Le cours du temps

    Et si le temps
    Était vivant,
    Sous quelle forme
    Et quelles normes
    Choisirait-il
    De suivre le cours de son fils ?

    Défier les lois,
    Faire une croix
    Sur la logique
    – Là où ça pique –
    Car rien de tel
    Que de vaincre le naturel.

    S’il le fallait,
    Je cesserai
    De retourner
    Le sablier
    Pour lui permettre
    De ne surtout pas se soumettre.

    Le temps, libre,
    Équilibre
    De tout ce monde.
    Chaque seconde,
    Une minute ;
    Le temps, perpétuelle chute.

    • dévoreuse de livres dit :

      J’aime beaucoup le sujet abordé, la façon d’en parler, tout ça… J’ai juste un peu de mal avec le rythme de chaque fin de strophe: tu commences ta strophe par des vers cours et tu finis par un long (ce qui me perturbe oups) En tout cas c’est vraiment bien!

  9. Mamzelle Blabla alias Zigzag dit :

    Vous le trouverez étrange, mais j’assume. Ne cherchez pas « Azolenteï » dans le dictionnaire.;)

    Nul
    Ne brise
    Le silence galactique
    Où gisent
    Les naines blanches, les naines blanches aux danses grises
    La musique
    D’un trépas fracassant
    D’une étoile à l’agonie
    Est réduite au soupir incessant
    Du silence,
    A sa victoire sur la cacophonie…
    Azolenteï, chante l’étoile
    Azolenteï, dans la langue absurde, en un râle

    Si
    La nuit
    Et son visage moiré
    Surveille
    Surveille les soleils
    Les corps
    Aux cœurs de fer et d’or
    Y apparaissent, rompant un sort
    D’obcurité
    Azolenteï, nébuleuses vertes
    Azolenteï, langage âme déserte

    Non!
    Eclipse
    Elipse de jour,
    Joues rouges
    Du soleil qui nous quitte…
    Vite!
    Vois!
    Le soir de dure qu’un temps
    L’éclipse n’a lieu qu’une fois
    Azolenteï, en trois octaves
    Azolenteï, tantôt dur, tantôt suave
    Azolenteï, Azolenteï,
    Azolenteï,déclinez et dormez
    Mes seules paroles, vous devinez,
    Se mueront en un unique azolenteï

  10. Saskia Dutour dit :

    LE PARAPLUIE

    Parapluie qui nous protégeait autrefois des gouttes perdues,
    Qui faisait résonner les sons mat en nous,
    Et nous laissait, après l’averse, essoufflés et émus,
    Encore sonnés d’avoir couru sous la pluie comme des fous.

    Parapluie qui a entendu mille et un secret,
    Des confidences toutes bêtes de la vie de tous les jours,
    Qui a su toujours fidèlement les garder,
    Et qui ne les a jamais répétées, nos confessions d’amour.

    Parapluie qui nous a protégé de tant d’orages,
    Comme un rempart nous séparant des éclairs,
    Qui a su rester rassurant, malgré son âge,
    Et nous conforter, nous préserver du tonnerre.

    Parapluie qui est désormais endormi,
    Dans un coin il espère que l’on vienne le chercher,
    Patiemment, il attend, compte les gouttes de pluie,
    Je crois bien que nous l’avons oublié…

  11. Eléa dit :

    Je le trouve un peu mort, en ce moment, le « Tous poètes », vous ne pensez pas ?

  12. De Flammes et de Vent dit :

    [Bonjour ! Je reviens dans cette section avec un poème écrit assez rapidement, décrivant l’une de mes scènes préférées d’une de mes œuvres préférées. La reconnaîtrez vous ? ]

    L’Immortelle Héroïne

    Rien qu’un seul coup
    Et je m’effondre
    Rien qu’un seul coup
    Ainsi je tombe

    A mon devoir, j’ai failli
    Je les ai abandonnés
    Ils sont tous à ta merci
    Ô toi, être meurtrier

    Mon corps s’envole en poussière
    Je suis prête à rendre l’Âme
    Terrassée, jetée à terre
    Ta folie me condamne

    Mais des tréfonds de mon cœur
    Une force brûlante s’éveille
    Plus forte que ma douleur
    Une Détermination sans pareille

    Tant de rêves, tant d’espoirs
    Effacés en un instant…
    Mais, enfin, ce soir
    C’est ta mort qui t’attend

    En ce moment même
    A travers le monde entier
    Je sens leurs cœurs résonner
    Et leurs forces contrer ta haine

    Nous avons tous le même objectif
    Te battre TOI !
    Humain, ou quoi que tu sois,
    Je te le jure, tu mourras !

    *L’Héroïne apparaît.

  13. dévoreuse de livres dit :

    Coucou tout le monde ! Après avoir un peu déserté le TP, je reviens avec un poème que je trouve plutôt bien, à part une ou deux rimes à améliorer. Mais je suis sûre qu’en fait il y a plein de défauts (ou de qualités, on sait jamais!) que je ne vois pas et c’est pour ça que j’ai besoin de votre avis!

    J’ai peut être que 13 ans
    Mais j’en sais plus sur la vie
    Que ces adultes abrutis
    Qui ont toujours eu
    Ce qu’il faut depuis tout p’tits.
    J’ai peut être que 13 ans
    Mais je suis pas une gamine
    A la vie bien rangée,
    Toute pourrie gâtée.
    Je connais les insomnies,
    L’anxiété,
    Les médecins qui défilent.
    Je connais la faim,
    La peur de mourir.
    J’ai peut être plus galéré dans la vie
    Que plusieurs de ces adultes asservis,
    Pour qui la seule chose importante
    Est leur boulot, leur imprimante.
    J’ai peut être que 13 ans,
    Mais je sais ce que je veux devenir.
    J’ai tout planifié
    Et j’y arriverai.
    Ils pouvaient dire ça à 13 ans,
    Ces adultes condescendants ?
    Je suis pas une gamine, croyez moi.
    Certes, je ne cuisine pas;
    Certes, je range pas;
    Mais la vraie maturité c’est pas ça.
    La vraie maturité, c’est savoir ce qui
    Est important dans la vie.
    Et c’est répondre à cette question
    Autre chose que « Habiter dans un pavillon,
    En périphérie de Paris,
    Avoir ma voiture
    Et des enfants bien sûr. »
    Alors, chers adultes débilitants,
    Rien qu’une fois
    Parlez-moi.
    Parlez moi vraiment, pas comme on parle à un enfant.
    Je suis pas une gamine.
    Vous comprendrez ça quand ?

    Voili voilou!!

    • Saskia Dutour dit :

      J’aime beaucoup le ton cru et la conclusion :
      « Alors, chers adultes débilitants,
      Rien qu’une fois
      Parlez-moi.
      Parlez moi vraiment, pas comme on parle à un enfant.
      Je suis pas une gamine. »

    • Mamzelle Blabla alias Zigzag dit :

      Ton poème a un côté très spontané, très brut et direct. C’est justement ce côté qui pardonne les quelques défaillances de rythme… Pour moi, ce mélange de souffrance et d’attaque (le héros du poème-toi?- subit tout en affrontant l’injustice) équilibre bien le texte. Bien sûr je le qualifierais de « rebelle », mais c’est plus subtil, l’analyse ne s’arrête pas là. Voilà c’était mon avis, mon interprétation.

    • Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus dit :

      J’aime beaucoup le message!!! Je suis d’accord! Après le tout n’est pas de planifier mais de vivre tout simplement :)

  14. Eléa dit :

    Coucou !

    Mon concours s’arrête demain, et voici les deux textes qui sont en liste. Vous avez jusqu’au premier avril pour voter pour vôtre préféré, sachant qu’il y a déjà deux voix pour celui de Rouge Pivoine !
    Voici les poèmes des deux candidats :

    @Rouge Pivoine :

    Foule autour de moi, qui me serre, qui m’étouffe
    Plus loin un enfant rit, arrachant l’herbe par touffes
    Herbe verte, ciel bleu, vêtements noirs
    Noir noir noir comme le fond d’un couloir
    Dont on n’apercevrait jamais la fin
    Et je me mets à courir en vain
    Comme si je pouvais m’échapper de ce couloir trop étroit.
    Je finis écroulée sur le sol, épuisée, transie de froid
    L’herbe est toujours verte mais les nuages sont noirs noirs noirs
    Comme le fond de mon cœur où on ne peut plus rien voir.
    Dans un craquement de tonnerre, le soleil tire sa révérence
    La pluie qui tombe ne fait plus de différence
    Entre la terre et mes mains qui y sont enfoncées
    Entre ses gouttes perdues et mes larmes salées
    La foule est partie je suis seule seule seule
    La pluie sur le monde forme comme un linceul
    Qui essaie de camoufler toute la tristesse qui règne,
    Tout mon être qui hurle et ma poitrine qui saigne.
    Peut-être qu’en se concentrant sur les éléments
    On finit par ne plus entendre les hurlements.
    Mais ils sont bien trop ancrés en moi, ne partiront jamais
    Tout le tonnerre présent ne peut pas les chasser.
    En moi ça crie, hurle, pleure
    Personne ne me voit, la pluie cache ma peur
    Mais elle me rappelle sans cesse ce jour funeste,
    J’ai perdu mon cœur par un jour de tempête
    Où mes parents s’en sont allés avec le vent

    Et celui de la @dévoreuse de livres :

    ET SURTOUT DE LA VIE

    Aujourd’hui, et à jamais
    Je veux voyager.
    Voyager à travers
    Les océans et les mers,
    Les continents et îlots,
    A cheval ou en bateau.

    Je veux rire.
    Rire de toi et avec toi,
    Rire du monde sur tous les toits,
    Rire de tout et de rien,
    Et surtout de la vie.

    Je veux pleurer.
    Pleurer pour toi et avec toi,
    Pleurer le monde sur tous les toits,
    Pleurer de tristesse ou de joie
    Et surtout de la vie.

    Je veux vivre.
    Vivre pour toi et avec toi,
    Vivre d’amour et d’eau fraîche,
    Et que rien ne m’empêche
    D’être dans tes bras

    Même le déluge ne suffirait pas
    A m’éloigner de toi
    Car je ne te laisserai pas
    Tomber, sans que je ne sois
    A tes côtés.

    Bonne soirée à tous et bonne chance à nos deux poètes !

  15. Mamzelle Blabla alias Zigzag dit :

    Je me suis imposée une règle : quand je commente, commenter au moins 3 poèmes. Le 3, nombre de l’oscillation, nombre parfait.
    Mimi : Un peu simple, mais très expressif! C’est le genre de poème qui marque.
    étoile qui flotte au vent : Bon, les détails sans intérêt d’abord : on écrit « odeur » et « noierai », mais j’imagine qu’il s’agit de coquilles. Sur la forme, j’aime beaucoup, c’est un poème très sonore et expressif. Le refrain un peu récurrent se raréfie, tes vers expriment bien la manière furtive dont le chat (le danger, la mort) s’approche.(et ce poison parfum poisson Dans le fond, c’est carrément génial. On commence par un texte poétique très beau et évasif, mais déjà lu, sans se douter d’une chute aussi cruelle. De nombreux textes méritent d’être lus, celui-ci mérite que l’on s’attarde.
    Saskia Detour : APPRENTI HUMAIN
    Comment le formuler de manière pas trop plate ? J’ai adoré. Ce poème dresse un « portrait », un « mode d’emploi » de la vie subtil et large, sans parti-pris. C’est un poème que l’on devrait faire lire aux enfants (ou un rap que l’on devrait leur faire écouter!) pour les éduquer. Et oui, c’est en alexandrins. 😉

  16. Jécrivaine dit :

    Chanson sur l’Ordre du Château des 100 000 pièces nommée « Nous, eux, l’Ordre ».

    Il y a tous ceux qui pleurent, qui cèdent, qui s’écroulent,
    Il y a tous ceux qui tombent, qui se noient et coulent,
    Il y a tous ceux qui survivent, qui rêvent, qui croient encore au bonheur,
    Il y a tous ceux qu’on brise, qui craquent, qui ne comptent plus les heures !

    Il y a tous ceux qui croient, qui espèrent et au fond ont peur,
    Il y a tous ceux qui courent, qui esquivent, qui ressemblent à des leurres,
    Il y a tous ceux qui courbent l’échine, chantent à voix basse, et ruminent des idées noires,
    Il y a tous ceux qui sourient, qui semblent s’amuser, et tombent plus bas chaque soir !

    Il y a nous !
    Qui courrons plus vite chaque jour,
    Qui au fond espérons toujours,
    Qui pleurons et rêvons encore,
    Nous sommes des enfants aux larmes d’or !
    Il y a nous !
    Qui sombrons d’avantage d’heures en heures,
    Qui souffrons en maudissant nos malheurs,
    Qui touchons le fond de plus en plus souvent,
    Nous a t-on jamais permis d’être enfant ?!

    Il y a tous ceux qui sourient, qui dominent, qui murmurent,
    Il y a tous ceux qui exultent, qui s’amusent, nous torturent,
    Il y a tous ceux qui ordonnent, qui punissent, qui roulent sur l’or,
    Il y a tous ceux qui traquent, qui chassent leurs proies, ces carnivores !

    Il y a tous ceux qui n’rêvent plus, qui vivent, qui n’hurlent plus à la lune,
    Il y a tous ceux au plus au haut, au sommet, à qui sourit la fortune,
    Il y a tous ceux qui dominent, qui vivent en maîtres, en traqueurs,
    Il y a tous ceux qui pour être heureux, détruisent notre bonheur !

    Il y a eux !
    Ces salauds qui sont carnivores,
    Qui exultent en nous blessant toujours et encore,
    Qui décident, qui torturent, nous blessent,
    Ont-ils seulement une faiblesse ?
    Il y a eux !
    Eux qui n’rêvent plus, terre à terre,
    Qui nous ordonnent de nous taire,
    Qui sont au sommet, qui n’ont rien à envier,
    Ont-ils seulement un brin d’humanité ?

    Il y a nous !
    Nous qui luttons, nous révoltons sans cesse,
    Nous qui refusons d’avouer nos faiblesses,
    Nous qui rageons, et toujours qu’ils fouettent,
    Pourquoi ai-je l’impression de perdre la tête ?
    Il y a eux !
    Eux qui dominent, ne s’remettent jamais en question
    Eux qui nous blessent comme des oiseaux en cage, en prison,
    Eux qui ricanent, qui font disparaître l’espoir, cette lueur,
    Ont-ils seulement un cœur ?!

  17. Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus dit :

    Merciiii Eléa!

  18. Eléa dit :

    Coucou tout le monde !!!
    Aujourd’hui, je commente vos poèmes, et je répondrai à vos commentaires sur les chroniques plus tard.

    @Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus : C’est un texte très beau. Il est tout simple, très court, et profond. J’aime beaucoup les rimes que tu utilises car certaines ne sont pas banales. Je ne vois vraiment pas quoi dire d’autre car je ne vais pas rester sur l’absence de ponctuation et les quelques petites fautes 😉 !

    @étoile qui flotte au vent (petite marie) : Les vers sont très simplistes mais on comprend très bien le message que tu as voulu faire passer. Cela donne aussi un rythme particulier, même si il n’y a pas de ponctuation. J’aime beaucoup les répétitions que tu fais tout au long du poème. Tu utilises un vocabulaire très varié, et cela me plaît. Tes mots sont justes et puissants. Tu nous parles de plusieurs choses en même temps, et il y a aussi des vers qui n’ont, à priori, aucun sens – on a l’impression qu’ils ne sont pas à leur place – , mais le texte reste cohérent. Parfois, c’est très abstrait, et d’autres fois, détaillé ; c’est très intéressant.

    @ Saskia Dutour : Trois poèmes ! Mais c’est que tu me donnes du travail ! L’avantage, c’est que je vais pouvoir les comparer entre eux. C’est parti !!!

    APPRENTI HUMAIN

    Quel dommage que les vers ne soient pas réguliers !!! En plus, tu nous as prévenus qu’ils étaient en alexandrins !!! Certaines fois, ils n’atteignent pas douze syllabes, et d’autres fois, ils les dépassent.
    A part cela, c’est un très beau texte. Tu parles d’un sujet que tout le monde connaît, mais, toi, tu le vois avec des yeux différents. C’est original et pas inintéressant ! Le rythme est bon, je crois qu’il ajoute encore un peu de singularité. J’aime beaucoup les répétitions que tu fais car elles sont, je le pense, essentielles pour appuyer tes propos. Pour parler un peu des rimes sont bien réparties et elles ne se répètent que très peu. Les mots sont justes et variés, et les champs lexicaux très nourris. Le message et ton opinion sur le thème traité sont, je trouve, philosophiques. Mais c’est une bonne chose car ils amènent à la réflexion.

    SECOND POEME

    Un poème qui parle de l’amour. Il est court, mais le sujet est bien traité. Le rythme est très doux – vive la ponctuation !!! – et correspond au message que tu veux faire passer. J’apprécie aussi que les rimes de la première strophe se répètent dans la deuxième, et qu’elles soient différentes pour la conclusion. Je suis désolée, mais je ne vois pas d’autre chose à ajouter…

    TEMPETE

    Celui-là aussi est magnifique. J’adore la personnification des éléments présente dans une grande partie du poème. Le rythme est lent et pesant, et renvoie l’atmosphère sinistre qui s’installe au fur et à mesure de la lecture. Les rimes, quant à elles, ramènent un peu de douceur, qui incite sur le fait que le texte est très poétique. Je dois t’avouer que j’ai eu un peu peur des répétitions au début, mais elles ne m’ont finalement pas dérangée. Le vocabulaire est très recherché – tu m’as appris un nouveau mot : « poix » – et le champ lexical de la mer et du port est riche. J’aime beaucoup la façon dont tu nous parles, comme des choses simples à annoncer mais pourtant peu joyeuses. Pour finir, c’est plus qu’une simple description, c’est un texte très poétique et maîtriser.

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