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Tous Écrivains, Hiver 2017

lettres-homeOu… « J’écris et j’ai besoin de votre avis » ! C’est ici, dans les commentaires, que vous allez pouvoir publier des extraits de vos écrits personnels : poèmes, extraits de romans, textes en vers, et pourquoi pas essais philosophiques, théories scientifiques, gros délires, journal intimes… Mais, avant de livrer vos mots au reste du monde, voici quelques recommandations à LIRE ABSOLUMENT si vous voulez être lu.

 1– Nous sommes sur un blog. Qui se lit sur un ordi. Un écran, c’est rétro-éclairé (ça vous envoie de la lumière directement dans les yeux) et au bout d’un moment, ça fait mal aux yeux. Si vous voulez respecter les lecteurs/commentateurs de ce blog, et être sûr d’être lu jusqu’au bout, ne dépassez pas une certaine taille de texte (prenez exemple sur les textes du Collège de la Lune Verte, c’est une bonne indication) : vous n’êtes pas là pour publier vos mémoires, mais pour avoir un avis sur votre style et vos idées. Restez dans l’extrait, pas dans le feuilleton.

1 bis– Il est de bon ton, il est souhaitable, il est recommandé, bref il est quasi obligatoire de participer au Château des 100 000 Pièces et aux Jeux de Mots avant de venir poster des textes libres ici. Vous comprendrez pourquoi en 3.

2– Ne soyez pas trop déçus si vous récoltez peu d’avis sur vos écrits personnels : il y a déjà beaucoup beaucoup à lire et à commenter sur ce blog. Et lire le roman d’un auteur amateur dans un commentaire de blog, c’est fatiguant, dévoreur de temps et à la longue, lassant… C’est pour cette raison que nous vous demandons de faire attention au 1.  et vous recommandons le 3.

3– Vous voulez récolter des avis sur votre imagination ? Vous voulez être lu et commenté, sur votre façon d’écrire et de mener une histoire ? Vous voulez simplement avoir quelques milliers de lecteurs ? Alors, devenez auteur du monumental Château des 100 000 Pièces. En effet, vous ferez partie de la communauté des auteurs de ce feuilleton. Ce qui vous assure quelques milliers de lecteurs et donc… des commentaires voire de l’admiration, en tout cas des encouragements ! De même, faites partie de la communauté des auteurs des Jeux de Mots ! Cela vous vaudra, outre un bel échauffement de votre plume, une bonne bande de copains qui auront envie de vous suivre sur vos écrits personnels ici. En outre, vous participez à des expériences littéraires totalement uniques et à la construction d’histoires dans lesquelles chaque imagination, chaque style a son importance : on avance tous ensemble sur la même histoire (la Lune Verte) ou les mêmes délires (les Jeux de Mots) avec des textes personnels. Et mine de rien, l’écriture, c’est aussi ça : écrire à partir de consignes précises. Et enfin participer à ces aventures littéraires vous permet de vous encourager les uns les autres, de vous donner des conseils, de vous critiquer, de vous corriger etc. : ces espaces d’écriture sont parmi les plus fréquentés sur ce blog.

Voilà, et maintenant, place à vos mots…

107 commentaires sur “ Tous Écrivains, Hiver 2017
  1. dévoreuse de livres dit :

    coucou les PAnautes! Ces derniers mois j’ai vraiment délaissé le TE,désolée, mais en plus j’ai délaissé l’écriture depuis plusieurs semaines. Donc, pour m’y remettre, j’ai écrit un petit texte dont j’aimerais vos avis!

    Tu vois cette fille ? Celle qui a toujours les meilleures notes, qui a plein d’amis et qui sourit tout le temps. Tu la vois ? Cette fille que tout le monde jalouse, que tout le monde envie. Elle a toujours l’air heureuse, rayonnante et amusante. Cette fille qui est drôle, intelligente et pas laide non plus. Tu aimerais lui ressembler, hein ?
    Et bien sache que cette fille, qui sourit plus que tout les autres dans ta classe, qui ne se plaint jamais et écoute les problèmes de chacun, attentivement ; cette fille souffre. Le soir, elle aimerait être comme beaucoup et s’endormir rapidement. Elle aimerait pleurer jusqu’à s’endormir, aussi, comme d’autres. Mais cette fille a tellement gardé son masque, depuis si longtemps, qu’elle est maintenant incapable de l’enlever et de sangloter quelques minutes. Elle est incapable de se plaindre, elle ne sait plus comment faire. Pourtant elle aurait bien plus de raisons de se lamenter que ceux qu’elle écoute. Seule sa meilleure amie connaît ses problèmes, mais a interdiction d’en parler aux autres. Cette fille a besoin d’aide mais elle est incapable de crier le moindre SOS, ou même de le murmurer.
    Un jour, elle le sait, elle explosera. Et ce jour-là, tout partira en fumée autours d’elle. Pour l’instant, elle ne sait pas quoi faire d’autre qu’attendre. Attendre que les larmes se mettent enfin à couler plutôt que ce soit son estomac qui se retourne. Attendre de réussir à rire sincèrement plutôt que de se forcer. Attendre de trouver le courage de se blottir dans les bras de sa mère, et tout lui raconter. Rester recroquevillée dans ses bras et tout lâcher, évacuer toute cette tension. Oui, cette fille n’a pas une vie toute rose. Et même sa mère ne s’en est pas encore rendue compte. Alors, au lieu d’espérer que tu le découvre avant d’autres, j’ai préféré te le dire, à toi. Elle cache bien son jeu, non ?
    Maintenant que tu connais son secret, va lui parler sincèrement. Va lui proposer ton secours. Souris-lui. Laisse-la pleurer dans tes bras. Aime-la.

    Alors, vous en pensez quoi?

  2. Najea dit :

    Un petit texte à lire sur Ich Warte, d’Einstürzende Neubauten… Je commente le plus vite possible. ^^

    Là où les immeubles s’effondrent

    Cette senteur. Spéciale, un peu oppressante, qui t’envahit les sinus et qui, mille fois trop lentement, te paralyse le cerveau. Cette odeur que, même des années après, tu n’as pas oubliée. Cette odeur qui marque l’entrée —

    De là où les immeubles s’effondrent.

    Les briques verdies, vitres brisées, l’asphalte striée d’écorchures béantes… Et le sifflement de la bise qui emporte avec elle les âmes errantes — celles qui ne trouvent plus leur route. Paysage désolé. Déserté.

    Les souvenirs affluent, transpirent sur sa peau spectrale, pendante, presque gênante, sur ses os saillants. Ils l’attaquent acides, réduisant en fumée les derniers lambeaux de ta chair.

    Tu es arrivé, et rien d’autre ne le présagerait mieux. Einstürzende neubauten — là où les immeubles s’effondrent. Là où le but de l’interminable errance apparaît enfin, net, gravé sur chaque pierre. Ton chemin de croix ? La recherche d’un autre bâtiment de bitume oscillant sur ses fondations.

    Tu croyais te souvenir que c’était l’ombre qui prédominait, en ce lieu ; l’ombre de la mort et la lueur sanglante de son amour — celui qui t’attire bien trop tôt vers l’inévitable. Tu te trompais. Ce n’est pas tant la semi-obscurité qui crée ton malaise, non, mais bien plus cette absence de couleur envahissante. Plus de Soleil ni d’orage, plus même la lueur de la Lune ou l’obscurité d’une nuit, simplement cette affreuse atmosphère, terriblement grise. La luminosité des aubes pour lesquelles le Soleil ne se lèvera pas.

    Tu fais tes premiers pas dans le sanctuaire. La brume obscurcit ta vision, complique ta recherche, mais tu ne te décourages pas — il existe des choses pour lesquelles l’homme ne se désespère jamais — de cette conviction inébranlable qu’on ne connaît que de rares fois dans une existence—, tu sais que tu trouveras. Elle ne s’en priverait pas, même si tu ne lui laisses qu’un amas d’os peu enthousiasmant. Tu entends déjà son rire résonner à l’intérieur de tes tympans, les clochettes qui se déchaînent et se transforment en le cri plus cruel de la victoire, et puis qui se métamorphose encore — l’appel de l’imam du haut de ce minaret placé en plein désert — et encore — les murmures discrets, gênés, devant la fosse commune — puis le silence. Éternel, cette fois. Est-ce le fruit de ton imaginaire ? Probablement pas.

    Au dessus de toi, les premières pierres se détachent. Un pan de mur se disloque sur lui même. Tu continues ta progression, jusqu’à que la première pierre te frôle, puis qu’une seconde te touche, et que la troisième enfin t’abatte. Les immeubles s’effondrent. Et tu restes en dessous.

  3. Comme j’ai reposté l’histoire d’Avania en minuscule (et je crois même que j’ai posté plus vu que c’est une histoire que je copie a l’écrit et que je recopie sur ma tablette; ) Je voudrais poser une question pour l’histoire d’avania: est ce que c’est pratique d’avoir tout poster en même temps? Est ce que ça énerve les gens parce que c’est trop long? Et est ce que vous avez du mal à descendre au début pour voir le début de l’histoire?

    • dévoreuse de livres dit :

      Je ne vais pas te mentir, j’ai littéralement zappé l’intégralité de ton texte. C’est pas bien, et j’en suis désolée mais voir ce pavé ne m’a pas du tout fait envie, que ce soit le titre ou les premières phrases. Mais le réel problème c’est que je suis incapable de te dire pourquoi, désolée (numéro 2)

    • Jécrivaine dit :

      Tout poster en même temps?

      Euh… Chacun fait comme il veut. Mais si tu veux recevoir des conseils, peut être que c’est plus simple pour nous de ne pas nous mettre 3 pavés à la suite, et de les espacer de quelques jours, peut être, histoire que tu puisses récolter des commentaires constructifs avant de publier le bout suivant.

      Je t’avoue en tant que flemmarde, et parce que je suis assez occupée que je ne me suis pas encore penchée sur tes textes, mais je les commente dès que possible!

      Au plaisir de te lire prochainement!

  4. Chapitre 2 deuxième partie.

    — Tu…Ne… Tu n’as pas le DROIT de me crier dessus. C’est toi qui est en tort pas moi. Ne change pas les choses.

    — Et, s’il te plaît en quoi suis-je en tort ? Reprend elle d’une voix calme.

    — Tu m’as encore espionnée, une deuxième fois.

    — Pardon je vous espionnais.

    — En attendant, Avania te cherche.

    — Celle qui ne sait pas faire de révérence et qui t’as nommé Guillaume ?

    — Celle là même.
    ***
    Adossé au bois, le garçon de tout à l’heure, bras croisés, Ne fut pas surpris de voir Avania sortir de l’endroit ayant servit d’excuse pour le fuir.
    Avania s’arreta net en le voyant.

    — Toi ?

    — Oui, moi, Et alors ?

    — Tu… Tu m’espionnais !

    — Noooooon ! Mais oui très chère, je vous espionnais.

    — Au fait,Tu n’aurais pas vu Éra ?

    — Oui, derrière la bibliothèque.

    — Ça m’étonnerait, je viens d’en sortir !

    — Et pourtant elle y est.

    — Pourquoi tu l’affirme ?

    — Je viens de l’entendre –se tournant vers les planches de bois assemblées- derrière ceci.

    — Quoi… Mais… Éra ne m’espionnerais pas !

    — Et pourtant… répliqua t’il.

    — Je vis entourée d’espions alors… Elle s’appreta à partir.

    — Attend !

    Il la pris par le bras et la tira vers lui, ce qui l’obligea à faire un pas en avant Et l’entoura de ses bras, pour l’immobiliser.

    — Arrête de faire ta petite princesse ( S’ATTENDANT à une réplique, il l’empecha de parler) Tu n’as jamais pensê qu’Éra pouvait être jalouse ? Que c’est pour ça qu’elle espionne ? Va t’en maintenant.
    Il la lâche aussitôt en la poussant presque au sol. Avania se retourne en serrant les dents…. Ils se regardent comme des chiens de faïence.

    — Petite princesse ? Comment cela ?

    — Tu te crois au dessus de Tous, tu ne pense même pas à ce que peux penser Éra, ou Guillaume. Tu t’en fous et

    — Oui, c’est bon, j’ai compris. Coupe Avania. Tu n’as pas fini de m’accuser. Écoute monsieur-le-justicier je n’ai rien à faire de ce que tu me dis.

    — Je crois que tu ne m’as pas compris : je t’avais dis Va T’en ! Ah oui, eh aussi, monsieur le justicier a un nom : Klerf. Réplique t’il.

    — ….. Oui.
    Avania lui tourne les talons et s’en va.
    Alors comme ça son prénom c’est Klerf ? Je n’ai pas fait attention. Drôle de nom ! Enfin, cela n’est pas le plus important, je ne pensais pas qu’on pourrai me voir comme une princesse ; je devrais peut-être faire attention à ce que je dis. MAIS…. ( Avania se secoue la tête) non. Je ne dois plus y penser. Je suis censée m’en ficher… Je dois juste faire attention, pense Avania. Un bruit alerta son attention, elle tourne la tête et vit quelqu’un sortir de la pièce où elle même se trouvait, il y a quelques instants. C’était Éra … Klerf aurait dis vrai ? Et Guillaume ? Il était au courant que Éra n’était pas « repartie par la porte de derrière ?
    Non, Éra était celle qui était en train de l’amener en France.Jamais elle ne lui ferait un coup comme ça. Elle a dû revenir plus tard. Il n’etait que l’apres midi Et Avania se sentait déjà fatiguée. De quoi les jeunes filles de bonne famille occupent leur journée ? De la couture ? Broderie ? Avania opta pour cette option Et pris une toile à broder.
    *****
    — Avania ? fit une petite voix.

    Plongée dans ses rêves celle ci n’entendait rien. Ce n’est pas qu’elle est sourde juste qu’elle était… ailleurs… Dans un autre monde.
    Un monde rempli de roses Et de pâquerettes, où les lions, craignant les tortues, sautaient de nuages en nuages en entamant une danse rythmée. Un lapin, tenant dans sa main une horloge. Le grand phénix, par la curiosité enivré lui tint à peu près ce langage… Ah ! Oui ! Et dans le ciel à droite, des vers de terre volaient Et des oiseaux nageaient. Avania au centre de toute ces créature, tenait une toile Et brodait, imperceptiblement des animaux jamais vu !
    — Avania ! Cria une voix.

    Se réveillant d’un seul coup, Avania revint dans le monde normal. Ouvrant les yeux, elle vit Guillaume.

    — Avania, je vois que tu touches à la broderie, c’est bien. Car aujourd’hui est réservé aux leçons d’apprentissage. C’est Éra qui t’apprendra les bonnes manière, comment tisser… ect…. Moi je t’apprendrai les dangers de la cour, l’intelligence, le commerce, comment se placer en haute position, Et cacher ses petits secrets.

    — Exactement, parce que, pour le moment tu n’est rien ! Rien qu’un bébé dans le monde des grands je veux dire… Dit Éra en fesant irruption dans La PIÈCE.

    C’est sûr… Avant vous, je n’avais jamais connu de bateaux aussi grand que le votre, ma civilisation n’a pas assez de progrès technique. Oh, merci ma très grande, ESPIONNE bienfaitrice ! Tu n’avais pas besoin de me le jeter à la figure ! Ragea Avania.
    Éra semble un peu impatiente. Des tics nerveux sur son visage,ses doigts jouant avec le bout de son manteau très fin… Aussi fin qu’on aurait dit un petit châle.
    Les manteaux n’étaient ni très à la mode, ni très connu dans le secteur des dames de France. Les capes et leurs capuchons étaient plus pratiques ; lorsqu’une demoiselle voulait sortir la nuit, personne en pourra distinguer leur visage… Enfin, ça, c’est ec qu’affirme les marchands. Enfin, après quelques minutes Éra lâcha :

    — Venez Avania, je vais vous apprendre la dance et la révérence.
    Sur ce, elle prit la main d’Avania Et emmena la jeune fille vers sa propre cabine. Un lustre en verre tanguait dangereusement au plafond, mais les bougies étaient éteintes. Un tapis trônait sur le sol et plusieurs robes étaient installée sur le lit.
    Certaines étaient en satin, une en soie accompagnée d’un châle en laine…

    — Oh ! S’exclama Avania.

    Éra, sans attendre lui fit enfiler une robe au hasard. Puis joua l’institutrice.
    — Une enfant digne de ce nom doit savoir feindre de connaître toutes les danses que l’on vous cité Et enregistrer les mouvements dans sa tête pour les restituer ensuite. Imaginez-vous dans une salle de bal, Avania. Regardez-moi.

    Éra fit deux pas sur le côté revint légèrement à sa place de départ et mima de poser sa main sur l’épaule d’un compagnon. De son autre bras, elle fit quelques voltiges. Ses jambes l’amenèrent à la droite, puis à la gauche.
    Elle lâcha la main de son “camarade ” et tourna en claquant ses mains l’une contre l’autre puis revint auprès de “lui ” avec un petit saut.
    Avania ne savait pas trop où elle en était, et la danse solo d’Éra l’ennuyait.Au moment où Éra tournait autour de son compagnon imaginaire, Guillaume entra.
    Éra s’arrêta étonnée mais celui-ci lui dit d’un mouvement de bras de continuer.
    Puis, comme-ci il avait toujours été là, il s’adressa à Avania :

    — J’ai toujours adoré la danse de l’Utiopie, MAIS remarquez, cette personne danse mieux que d’autres que j’ai aperçu au cours des quelques derniers bals. Dit il en montrant Éra de la paume de la main.

    Celle ci ne put réprimer un sourire. Comprenant ce qu’on attendait d’elle, les yeux d’Avania se remplirent de malice et elle tenta d’imiter au mieux Éra quand elle s’adressait à ce qu’on appelle la “société”. Elle se plaint même des fois à Guillaume que : “Sur mon propre bateau il n’y a que peu de gens de la haute société. Et les marins sont d’un rang on ne peux plus bas, sans parler de leur manque de savoir vivre ! ” mais Éra finissait toujours par se calmer grâce au Capitaine ou à Guillaume.

    — Il est vrai qu’elle danse divinement bien. MAIS, mon cher, que pensez vous de la…. ( elle mot un temps pour se rappeler d’une danse occidentale) Valse ? Répondit elle

    — Euh… Avania, on ne dit pas elle, on dit celle-ci. Et le mon cher ne se donne pas aux inconnus. On dit plutôt… On ne dit rien fait. Au pire, monsieur suffira.

    — Celle-ci danse divinement bien. MAIS que pensez-vous de la valse ? Répéta Avania avec le plus de mauvaise fois possibles.

    — L’on doit le mérite de la valse que grâce à son inventeur, excellent d’ailleurs pour arriver à harmoniser une danse comme celle ci.

    Une lueur coquine s’alluma alors dans ses yeux. Avania n’en compris pas la cause. D’ailleurs, tout ce charabia l’énervait.
    On ne pouvait pas parler normalement ? Montrer vraiment qui on est ? Mais si, bien sûr, quand on est “entre nous” ! Mais non, répliquerait Éra en prenant son air sérieux comme s’il d’agirait de la chose qui bouleversera notre vie, qu’un ange va apparaître à cet instant et nous ouvrir les yeux, on est dans un bal avec la haute société ! Il faut faire bonne figure devant tous ces gens !
    Tous ces gens ? Il n’y avait que Avania, Éra et Guillaume. C’est cela qui rendait Éra comique. Pour elle, tout est une évidence, même la plus pire des bêtises. Elle est d’ailleurs têtue et ne supporte pas d’être mal vue. Songe Avania.

    Guillaume ne se rendit pas compte qu’Avania pouffait en retrait, s’imaginant Éra lui faire des reproches. Il mit la main sur le bras de “ la personne dansant mieux que toute ” et demanda :

    — La valse va commencer, me l’accorderai vous, où celle là est déjà prise par un gentilhomme ?

    — Monsieur, répondit Éra, je ne suis point prise, mais à la prochaine, je me reposerai. Je commence à me sentir las…

    De son côté, Avania tentait de mémoriser les pas et gestes d’Éra.
    À la fin de la danse, Éra s’assis sur la chaise la plus proche.

    — Les robes à là modes sont si lourdes ! Se plaignit elle, mais bon, Avania, peux tu nous danser la courte danse De l’Utiopie ? La valse est plus difficile à faire mais tu peux l’essayer si tu veux. Guillaume, vous l’avez vu, je ne suis plus libre. Aidez donc Avania à interpréter Utiopie.

    — Oui, Éra.

    Guillaume se positionna. Avania se mit en face fit , comme pareil à Éra deux pas sur le côté.
    Qu’est-ce qu’il y a ensuite ? Angoissa Avania. Ah ! Si, je met ma main sur son épaule. Je… Je tourne ? Je ne sais plus ! Je ne vais quand même pas rater ma danse si il y a un bal avec la fameuse famille noble !

    Quand Avania et Guillaume eurent fini de saccager la danse, Éra éclata de rire. Elle s’était retenue jusque au bout mais n’a pas pu se retenir plus.

    — Bon, je crois que je vais y aller. Annonce soudain Guillaume.

    — Bonne idée, dit Éra en le poussant vers la porte, c’était très sympathique mais toutes les bonnes choses ont une fin. Nous devons d’ailleurs apprendre la révérence.
    N’est ce pas très chère ? Dit Éra avec un clin d’oeil complice.

    À peine Guillaume sortit, Éra s’assit sur le lit, se laissa tomber et pouffa. Avania, elle, changea de robe pour une autre, plus légère. Éra avait parfaitement raison : les robes à la poses sont lourdes à cause de leurs étoffes, les petits diamants ou perles incrustés dans le tissu.

    — Ça fait longtemps que je ne m’étais pas autant amusée ! s’écria Éra.

    — C’est sur que c’était très amusant, ronchonna Avania, porter des robes de vingt kilogrammes en tentant de recopier votre danse de l’Utiopie… Ha oui , et je me suis faite un PEU gronder car j’avais juste dit “elle” et “mon cher” alors que je vous connais déjà ! En plus, il n’y avais pas grand monde à “ TON bal” , qu’est ce que ça pouvait faire ? Rien, ce n’est pas comme si la reine était là !

    — Calme toi Avania, tu verras, quand un vrai bal se présenteras tu seras bien contente d’y être. Bon, en attendant tu es censée apprendre la révérence. Mais tu sais déjà comment t’y prendre, n’est ce pas ? Dit Éra pour changer de sujet.

    Aussitôt la jeune fille baissa la tête mis ses pieds dans la bonne position avant de plier ses genoux avec grâce jusqu’à ce que celui-ci touche le sol. Puis, elle se releva doucement.

    — Mais voilà qui est Superbe ! Commenta Éra. Je n’ai plus besoin de vous l’apprendre. Votre père a fait du bon travail.
    Comment se fait-il qu’Éra sache que le père d’Avania lui avait appris la révérence ?
    Curieuse et évidemment douteuse elle demanda :

    — Vous saviez… Pour mon père… Comment ?

    — Oh, c’est simple je lui ai demandé.

    — Quoi ?!

  5. Chapitre 2. Mon embarcation précipité

    Lorsque Avania se réveilla, elle vit sa mère en train de faire des bagages, elle avait le sourire triste, celui qu’elle a lorsqu’elle vient d’apprendre une mauvaise nouvelle. Avania eu l’impression qu’elle a pleurée.

    — Maman ?

    A ce mot, ses yeux se dilatèrent et son sourire devient plus maigre.

    — Ah… Avania. Elle détourna la tête puis reprit. Pour… Pour ton voyage en France tu vas devoir partir maintenant, aujourd’hui. Tout est déjà réglé avec… Éra ! Cracha t’elle.

    Orlia paraissait vraiment bizarre, aujourd’hui. Si on regardait bien, elle avait beaucoup pleurée et elle évite mon regard pensa Avania.

    — Je vais donc… Partir ? Répondit-elle d’un ton calme qui l’étonnait elle-même.

    En temps normal elle aurait sautée de joie mais l’attitude de sa mère… Elle avait changée trop vite d’avis.

    — Oui, d’ailleurs il y a là tout ce que tu auras besoin en France. Ne l’ouvre que l’orsque tu seras arrivée. Jure-le !

    — Euh… Je le jure.

    — Bien, au revoir ma… Fille. Sa voix se brisa.

    — Au revoir maman.

    Et les yeux d’Orlia se posèrent sur ses pieds. Avania n’avait jamais sa mère dans un tel état. Elle sortit et se retrouva nez à nez avec Éra

    — C’est bon ? Tu as terminée tes adieux ?

    — Euh… ben en fait c’est que… J’aurais

    — Bien, la coupa t’elle, viens, nous partons.

    Elle prit Avania par le bras et l’entraina vitement sur le bateau.
    — Vous me faites mal !

    — …

    — Éra ?

    — Tait toi ! Aboya celle ci.

    Éra balaya plusieurs fois du regard le pont, sans lâcher Avania.
    Ne semblant pas trouver ce qu’elle cherchait elle hurla :
    — GUILLAUUUUUUUUUUUUME !!!!!!! Viens ici, je te prie !
    L’homme sortit de sa CABINE la va-vite, des papiers à la main.
    Guillaume était en train de faire sur de l’argent et semblait furieux. Il avait le visage tout rouge !Devina Avania qui croyait que les hommes ne pensaient qu’à l’argent, ne comptaient que l’argent et ne rêvaient qu’à l’argent. Sa vu du monde allait bientôt changer, elle ne se rendait pas compte de l’importance de son voyage.

    Avania sentit la pression sur son bras se desserrer.
    Éra l’avait lâché. Elle alla accueillir le nouveau venu avec froideur.

    — Guillaume ! GUILLAUME ! Combien de fois t’ai-je dis d’accourir quand je t’appelle ?

    — Mais Madame…

    — J’ai attendue si longuement ! J’ai crue mourir.

    Une minute, à peine, pensa Avania.

    — Oh ! Mon dieu, Guillaume ! J’ai une si mauvaise nouvelle à vous annoncer ! Je souffre de l’avoir pour moi seule ! Puis je vous la confier… Entre nous ? Dit elle en jetant un coup d’oeil à Avania.

    — Bien sûr Madame.

    Et voilà ! À peine arrivée, déjà un secret ! Mais comparée à mon campement, il n’y en a pas tellement. On en avait au moins vingt ! Alors un… Pensa t’elle.
    La jeune fille soupira.

    — Je n’ai pas pu dire au revoir à tout le monde.

    Avania se pencha contre le BASTINGAGE pour admirer la mer.
    Cela fesait une bonne dizaine de minutes que le navire était partis, en fait. L’eau ruisselait et était calme, autour du bateau, une sorte d’écume se créait.
    Une main se posa sur son épaule.
    Surprise, Avania sursauta et dévisagea le nouveau venu.
    C’était un garçon, un mousse qui semblait plus grand qu’elle. Il était peut être Africain, Américain… Mais sûrement pas européen. Des cheveux noirs dépassaient de son bachi (bonnet de marin). Son regard semblait impassible et il semblait attendre qu’elle dise quelque chose pour entamer la conversation.
    — …

    Instant de silence.

    — Bon. Puisque tu ne semble rien dire et que tu as perdue ta langue, je commence.

    Avania fronça les sourcils, se sentant provoquée.

    — Comment ? Mais je n’ai pas perdue ma langue ! C’est vous , vous jeune homme, qui êtes venu me déranger. Je suis la passagère ici, VOUS, vous n’êtes qu’un matelot d’ailleurs, sûrement moins que matelot, Et vous me devez respect ! Vous n’avez pas à troubler mes pensées !

    — Oh ! Mais c’est que vous l’avez pris mademoiselle… À moins que, la dernière phrase laisse à désirer ! Répliqua t’il un brin moqueur.

    Avania rougit, comprenant sa faute innocente.

    — Euh… Je voulais dire “troubler” du sens de déranger, évidemment.

    — Je rigolais tu prend tout trop au sérieux toi.

    — Quoi ?

    — Je voulais dire que tu es susceptible. L’iconnu soupira et leva les yeux au ciel

    — Désolée se reprit-il, je passais par là et je t’ai entendue dire que tu n’avais pas pu dire au revoir Et comme tu avais l’air triste j ai pensée…

    — Tu as l’ouïe fine. Mais tu te trompes : je suis en train de réaliser mon rêve. Pourquoi serai-je triste ?

    — Mais pourtant…

    Une silhouette apparue en faisant des signes à Avania.

    — Désolée, je dois y aller.
    Sur ce, elle courut vers Éra pour échapper aux griffes du jeune homme. Éra était toute froide et semblait traumatisée. Comme lorsque ma mère a fait mes bagages, songea Avania.

    — Entre
    Elle venait de parler avec une toute petite voix, une voie cassée d’avoir trop parler. Guillaume, quand à lui., semblait épuisée, les mêmes papiers à la main.

    — Que se passe t’il ? Fit Avania

    — Tu vas apprendre plus vite que prévue ce que nous allons t’apprendre. Répondit Guillaume

    — Viens avec nous, murmura Éra. Elle se pencha à l’oreille d’Avania Et lui chuchota : Promet de toujours nous obéir. Dans les pires des circonstances !

    La voix mielleuse d’Éra fit frissonner Avania.

    — Oui je te promet.

    — Bien !

    Un silence s’installa et Guillaume prit la parole.

    — Dans… Dans quelques mois nous allons nous arrêter dans une île, un jour seulement pour reprendre des vivres un autre bateau accostera dans lequel se trouve une famille noble qui désire te voir. C’est pourquoi, tu n’as que quelques temps pour apprendre les bonnes manière.

    — Et tachez d’etre à la hauteur ! Coupa Éra

    — Mais bien sûr, Madame.

    Avania fit une petite révérence pour sortir.

    — Attendez ma chère, dorénavant , vous devrez vous habituer au langage des grand, en effet à la cour le baratinage est courant, l’on se dispute pour voir le roi et les jaloux n’hésitent pas à faire des meurtres.
    L’intéressée blanchit et bégaya

    — V…Vraiment ? Est-ce…Est-ce censée me rassurer ?

    — Non. Répondit Éra, le but est de te montrer la réalité, mais ne T’INQUIETe pas ; Tous ne sont pas comme ça. Et puis, Versailles est si beau ! Tu te plairas comme…

    — Comme une hirondelle qu’on arrache à sa libérté ! Compléta Guillaume en riant.

    — Guillaume ! S’indigna Éra.

    — Moi, ça m’intéresse. Que voulez-vous dire par là, monsieur ? Je pénsais que la France était un pays merveilleux, Et vous … Vous, vous m’annoncer que je risque de mourir et que je ne serais pas libre.C’est sûr que ça me fait plaisir !

    Avania(encore un peu blanche) ne les accusait PAS vraiment. Elle voulais juste parler un peu, pour leur montrer qu’elle existe. À prendre des décisions qu’elle même ne connaissais pas, elle se sentait ignorer.
    Guillaume fronce les sourcils : il reprend son sérieux.

    — Mademoiselle “l’hirondelle qu’on arrache à sa liberté” n’était qu’une expression et, oui, nombreux sont ceux qui meurent. Mais ce ne sont que les plus vieux, pour une histoire d’héritage. Disons que certains sont impatients de voir leur père mourir pour pouvoir prendre leur place Et n’hésitent pas à les achever pour ça…

    — Mais c’est horrible !

    — Hélas, oui. Vous savez, quand cela se passe en général ceux dont on parle sont déjà en train de mourir. Mais les jeunes d’aujourd’hui sont si impatients ! La moyenne s’éléverait à cinq morts environ par mois pour Versailles.

    — Ouf ! Je m’attendais à plus. Mais ne vous en faites pas, je prendrais garde.

    — Je n’en doute pas ! Sans vouloir vexer sa mademoiselle je me permet d’ajouter que tout à l’heure votre tête était des plus drôles !
    Guillaume se prit à rire.

    Tiens, où est Éra ? Elle était pourtant là tout à l’heure. Entre ses colère, sa gentillesse brusque et ses mimiques bizarres… Je ne la comprendrais jamais… Contrairement à mon frère… pensa Avania.
    Tout en cherchant la drôle de femme, la jeune fille réprima un sanglot de nostalgie pour Gégrïoire.

    — Où est Éra ? Finit-elle par dire.

    Visiblement déranger dans ses pensées, Guillaume sursauta.

    — Euh… Éra… Eh bien, vous ne l’avez pas vue sortir par derrière ? Je vous conseille, à son contraire de sortir par la porte normale. Quand à moi, je reste ici.

    — Merci, Guillaume

    — Tiens, je ne suis plus monsieur ? Réplique celui-ci

    — Bon hé bien, merci monsieur. Dit elle, souriant.

    Sur ce, elle mima une révérence des plus drôle et repartit en s’esclaffant ( presque en courant )

    — Si la jeunesse se met à ne plus respecter l’étiquette… Nous sommes au bout du monde ! Gronda une voix.

    L’homme se retourna et fixa le lointain.

    — Éra ? Murmura t’il

    — En personne ! Ricana celle-ci

    — Mais… Mais tu n’était pas sortie ?

    Sortant de l’hombre-de derrière la bibliothèque- elle répondit :

    — Si. Mais je suis revenue.

    — Comment ? Encore un de tes passages secrets ? Et j’imagine que tu as encore bu un élixir te “ protégeant du poison ?” Depuis que tu as cette lettre de menace…

    — Ne change pas de sujet ! S’ilteplait.

    — Mais…

    — Ce n’est pas tes affaires !!!!! Aboie t’elle

  6. Chapitre 1. Je VeuX aller en France.

    Avania criait, sautait ne pouvant dissimuler sa joie de changer de campement. Même si, ici, la terre semblait hostile aux récoltes et l’on étouffait. Heureusement, une source coulait, non loin.

    Elle ne comprenait pas ce qui avait décidé son chef à venir s’installer ici.
    Avania l’avait mainte fois demandé, MAIS il répondait toujours : « seuls les grands peuvent le comprendre. Va t’amuser, tu es encore jeune.»
    Elle se répétait les paroles de l’ancien dans sa tête , sans comprendre.

    — Je vais demander à Gégrïoire

    Et alla de ce pas vers la tente violette à motifs vert.
    La plus jolie. Estima-t’elle.
    Ils avaient obtenu cette couleur grâce à des fleurs violettes que des français, parlant leur langue, avaient donné au chef qui l’avait aussitôt offert au père d’Avania.
    Celui-ci s’étaient empressé de le remercier tout en rougissant aux propos que le français et la française, Éra lui chuchotaient.
    Plious ayant le plus d’autorité à vite emmené les étrangers pour parler affaires. Ravies de ces jolies choses, les jeunes filles de la tribu accoururent et, à leurs habitudes apportèrent pierres plates et récipient pour obtenir de la couleur…
    À leur retour les deux inconnus furent bien contrariés de voir leurs fleurs dans un si piteux état.
    Avania chassa de sa main cette pensée. Elle entra dans le tipi mais n’y vis pas son frère.
    Sa mère, voyant sa fille tourner la tête et remuer ainsi les meubles se questionna.

    — Que cherche tu ainsi ma fille ?

    Surprise de sa présence, sa fille sursauta.

    — Oh, c’est vous Orlia ? Vous m’avez fait peur mère, excusez moi. Je cherche mon frère où est t’il partit ?
    — Cesse donc ses stupidités, Avania, tu sais bien que je ne comprends pas le français et ses politesses.

    Orlia avait pris un semblant de ton vexé mais son visage n’en laissa rien paraître.

    — Dieu! Que je suis sotte! Reprit-elle en français, puis elle obéit; pardon maman mais j’aime tellement cette langue… Je te demandais juste où était mon frère.

    — Parti vers les collines, expliqua Orlia, au nord-ouest.

    Elle reprit aussitôt son travail, sachant que sa fille repartirait bientôt après avoir vérifié l’emplacement du soleil.
    Dans quelques secondes on entendrait des bruits de pas, courant vers l’enclos.
    La mère tourna la tête vers la sortie où sa fille n’y était plus, ce qui ne l’étonna pas. Des hommes terminaient de monter les tentes, de mauvaise humeur. Quoi de plus normal après avoir découvert le nouvel endroit où ils vivraient.
    Avant, la terre était douce et il ne faisait pas si chaud.
    Elle se souvient de l’arrivée inattendu des deux français qui avaient fait sujet de nombreuses conversations.
    Ils avaient la peau aussi blanche que sa fille, Avania qui était admirée de tous. « Telle un nuage descendant du ciel elle honore notre tribu “ disaient certains ; « C’est un message des dieux » disaient d’autres.
    Il fallait qu’elle aille voir cette Era. Oui mais quand?

    Au galop, sur son beau cheval noir tacheté de blanc, Avania n’était pas très à l’aise: le vent soufflait fort et il transportait des poussières qui risquaient de la faire pleurer ou de troubler la vue de la jeune fille.

    Elle dût garder les yeux mi-clos pendant tout le trajet, mais Avania ne put apercevoir son frère. Elle pensa un instant à retourner dans son campement, mais dans ce cas elle devrait attendre pour poser la question qui assaillait son esprit.
    Avania et sa monture n’en pouvaient plus de lutter contre le vent.
    Pourtant elle se sentait si bien dans cet environnement…
    Avania aimait son cheval qui, lui, souffrait. Une idée saugrenue germa alors dans son cerveau. Elle sourit de plaisir en respirant un grand coup, elle allait encore se faire gronder! Quelle tête ferait sa mère en l’apprenant!

    — Haaa, soupira-t-elle tout en descendant de son destrier .

    Le bruit alerta un autre cavalier un peu plus âgé qu’elle.

    — Avania ? C’est toi ?
    — Mais oui, jeune homme, comment pourrait-il en être autrement ? Allons mon frère , ne faites point cette tête. Roucoula t’elle dans un parfait français.

    — Avania ! Nous ne sommes pas en France et nous venons de quitter la louisiane et ces saletés de colonies françaises ! Vous n’avez plus aucune excuse !

    Devant l’insulte, celle ci s’emporta.

    — Gégrïoire, sachez que la langue française est une langue tout à fait respectée méritant les meilleurs honneurs . Les français ont colonisé la LOUISIANE proprement pour y apporter leur culture ! Certes, nous sommes en Amérique, mais cela nous interdit-il de Parler une autre langue ?! s’emporta t’elle

    Sur ce, elle lui tourna les talons laissant son cheval libre de tout mouvement, a côté de Gégrïoire encore abasourdi par les paroles de sa sœur.Colonisé proprement ? Est-ce possible ? Le sang gicle lors d’une conquête.Il vit soudainement une monture sans cavalière avancer au pas tranquillement vers le ravin, non loin. Sa queue se balançait de droite à gauche, aucun signe de détresse. Il pouvait reprendre la jument sans lui faire de mal.

    Avania courait, un peu déboussolée. Mais savait que, dès le vent tombé, elle verrait sa « tribu », les tentes élevées domineraient le paysage tout plat. Quel toupet avait son frère ! Médire le français qu’il connaît si peu…. Langue difficile, certes ; mais belle , encore plus. Elle adorait les séances d’apprentissage en français ; des maths à la science avec son père. Depuis quelques temps il lui apprenait l’art de se conduire et de saluer.
    Un jour il lui avait même offert une robe française mais s’était fait rabrouer par Orlia.
    Tout en courant Avania ralentit car une grande Pierre lui faisait obstacle. Elle mit sa main dessus pour contourner le rocher sans buter dessus. Elle réalisa que c’était une sorte de parois rocheuse. Avania la longea dans l’espoir de trouve un passage…
    Elle fut récompensée. Assez étroit mais cela devrait suffire pour une personne.

    Avania réalisa qu’elle avait oublié de demander à Gégrïoire pourquoi ils étaient venus s’installer ici. Temps pis, ils n’avaient pas à insulter les français !

    La jeune fille entreprit de monter sur le passage, tachant sa robe -des plus simples-ça et là. Les cailloux étaient pointus mais on pouvait remarquer que malgré l’escapade difficile qu’il fallait faire des personnes passaient régulièrement ici. Des traces de pas en témoignait.

    — Un homme, vu la taille de l’empreinte… En chaussure ce qui n’est pas habituel par ici, constata t’elle… Et… Et… Une… Et une femme Avec des chaussures venant d’autres pays, sûrement la France vu qu’elles sont à talons ! Se dit elle tout haut elle-même. L’idée de français ici lui donna plus de courage et d’ardeur pour monter tout en haut. Malheureusement deux présences l’en empêchaient , Avania les reconnus aussitôt.

    — Tu parles de nous ? Demanda l’homme.

    — Heu… Oui, sûrement… Désolée monseigneur je me montre parfois trop curieuse. Mais je vous en prie, laissez moi vous demanderai vous avez déjà vu, ou MÈME visité mon… humble amas de tente.

    — Oui ; Tu nous as reconnu petite… Dit une rousse

    — Avania, madame seriez vous Éra ?

    — Bien sûr mais… demanda t’elle en prenant le visage d’Avania entre ses mains,… Que vous êtes belle Avania, venez avec nous . Chez nous l’on sera mieux pour discuter, voulez-vous ?

    — Madame, je suis honorée par votre demande Et c’est avec joie que j’accepte.suivie d’une petite révérence , Era sourit.

    Tout un camp avec des soldats, un cuisinier…(ect) était installé en haut.Era entra dans l’une des demeurés en pierre.

    — Avania entrez je vous en prie , puis se tournant vers l’homme : cela vous dérange t’il si vous n’etes pas convié, Guillaume ?

    — Non point, madame, j’ai d’autres affaires et ne saurais vous contrarié. Il s’inclina et partit.

    La pièce était des plus simple : Une table ronde et quatre chaises au centre, un lustre accroché en haut, un petit bureau sur la droite et une cheminée. Le mur et le sol étaient couvert de tapis, TAPISSERIES Et pourvu d’un tableau de Versailles.
    Pour Avania, tout ceci était grandiose car elle était habituée à son tipi, aux affaires entassés, et où, des fois, le froid passait

    — madame, Éra, je suis ravied’avoie pu entrer dans cette merveille !

    — Ne faites pas de manières, Avania, je vous demande que, lorsque vous entrerez ici, vous laissez libre cour à votre pensée.

    — D’accord. Mais, Madame je ne vous ai pas mentis, je trouve cette salle très grande Et chaude !

    Cela fit rire Éra , d’un rire cristallin.

    — Euh… Éra ?

    — Excuse moi Avania mais tu es parfaitement drôle. Tu sais, comparer à mon châteaux de France, ceci n’est rien, tu verras…

    — Je verrais ? Jubila Avania, ça veux dire que vous allez M’AMENER en France !!!

    — Oui, dès demain si tu veux, à condition que tu apprenne les bonnes manières sur le bateau et que ta famille sois d’accord, cela te permettra de retrouver ta mère. Susurra Éra.

    — Ma mère ? Mais elle est au campement. Je cours la prévenir !

    Éra n’eut pas le temps de répliquer qu’Avania partait déjà vers le petit chemin étroit en riant.
    La femme rousse se lança à sa poursuite, mais au moment de descendre, elle jura contre ses talons , sa robe trop longue et le fait qu’elle était trop serrée, ce qui l’étouffait et la ralentissait .
    De son côté, Avania était presque arrivée au tipi… Encore quelques mètres…

    Orlia entendit l’ouvert de sa demeure s’ouvrir.Elle fut comblée de joie lorsqu’elle vue sa fille apparaître.

    — Mon enfant, enfin !

    — Maman ? Je suis si splendide que tu es attristée de me voir partir quelques secondes ? Je suis grande maintenant !

    Orlia parut tout d’abord étonnée , puis répondit sèchement :

    — L’orsque ton frère est revenu, avec ton cheval et sans toi, j’ai pris peur… Puis il m’a expliqué toute seule sur ce territoire inconnu ! Avania, lorsque le venter tombé on t’as cherché… Mais personne ne t’a trouvé. J’ai eu une angoisse horrible.

    Avania se radoucit.

    — Maman, je pars pour la France demain avec ton consentement et celui de papa. Dit elle, croyant annnoncer une bonne nouvelle.

    — Hors de question ! Tu reste ici Et tu n’iras pas dans ce pays D’HYPOCRITES qui nous prennes pour des esclaves sauvages sortant tout droit de l’enfer ! Je ne veux pas… Je… Je ne veux PAS !

    Sa voix montait dans les aigus et une larme coula sur son visage. Avania recula doucement, puis partie en courant.Pourquoi ? Pourquoi cette haine ? Elle voulait juste aller là où on lui avait conté les splendeurs . Ces blancs étaient comme elle, ils lui ressemblaient en tout point La peau tout d’abord, la peau. Ils avaient la peau presque aussi blanche qu’elle, mais en plus foncé. Ces hommes lui expliquaient que c’était à cause du soleil. On l’appelait « la petite nègre blanche » Avania aimait ce nom, car elle trouvait que cela sonnait bien.
    Et ce fut pour sa plus grande déception que, comme à son habitude, le matin en leur rendant visite elle dit bonjour aux cinq français et, eux ne l’appelèrent pas par son surnom.
    Ils dirent simplement :
    « — Salut petite blanche !
    — Petite nègre blanche ! Rectifia celle ci en riant.

    — Non. Ce mot n’est pas fait pour une gentille fille comme toi. Ne le prononce plus. Avait dit François de Guille.

    — Mais… mais… Dit elle en pleurant

    — Calme toi Avania !…Euh… Tiens, bois ton lait.»

    Mais elle s’était enfuie sous les yeux envieux et amusée des esclaves, accompagné de ceux, déçu des blancs.
    A cette époque, Avania avait cinq ans.
    Sur le trajet, la jeune fille rit de ce moment comique.Par la suite, elle l’avait raconté à sa mère, qui ria ,elle aussi. Son père lui avait glissé dans l’oreille la signification de “nègre” Et la petite fille rougit de s’être emportée pour cela. Très populaire chez les français , cette aventure l fit connaître chez presque tout les français . Si bien qu’elle n’osait plus sortir. Et l’avania d’aujourd’hui rit de plus belle d’elle-même.

    — Ah ! Avania Te voila… Pfu… Pfu…Avania se retourna et la vit toute rouge avec des perles de sueur dégoulinant sur son visage. Elle s’esclaffa pendant un bon moment
    Ce qui eu pour effet de faire rougir Éra qui crut qu’on se moquait d’elle.
    Trois rire de suite. Une jeune fille inconsciente et joyeuse. Que la France changerait sûrement. L’accord de ses parents ! Il est revenu d’un seul coup dans son esprit. Et sa mère… Sa mère qui refusait qu’elle aille en France…
    Ça, jamais ! La rage s’empara aussitôt d’elle et son visage s’assombrit. Elle fit demi-tour pour parler à sa mère jusqu’à ce qu’elle dise oui. Éra quand à elle, resta plantée là avec le souvenir d’une jeune fille passant du rire au larmes… Que lui avait-il prit d’accepter de lui faire voir la France ?
    Elle ne pourrait pas montrer une jeune fille si peu distinguée à ses amies.
    — Maman ! Cria t’elle presque

    — Avania ? Ne rentre jamais comme ça et parle moins fort !

    — Tu… tu vas me dire oui.

    — Hein ? De quoi tu parles ? Demanda Orlia.

    — TU vas le dire : oui ! Pour le voyage en France. Ce, c’est mon destin qui se joue. Avania devenait écarlate. Tu n’as pas le droit ! Là-bas il y a des milliers de richesses, de confort … S’ilteplait !

    Orlia la regarda le plus calmement possible. Elle paraissait détendue et les paroles de sa fille ne l’atteignaient pas. Elle prit le visage d’Avania entre ses mains et souffla, en la regardant droit dans les yeux. On auraient dit qu’elles se parlaient sans ouvrir la bouche.
    Avania se raidit. Elle commença à trembler.
    Le message de sa mère était clair : Ne recommence jamais.

    Pourtant, depuis qu’elle toute petite elle savait qu’il ne fallait pas tenir tête à Orlia. Avania ne voulait pas montrer sa faiblesse, pas devant sa mère.
    Elle continua à la fixer. Celle qui lui avait donné naissance. Celle qui l’avait nourrit. Celle qui prenait soin d’elle.
    Celle qu’elle s’apprêtait à abandonner
    L’abandonner ? Non. Elle n’avait pas vue les choses comme ça, pour Avania, aller en France c’était réaliser son rêve. Jusqu’à maintenant.
    Un flash horrible s’empara d’elle : Orlia mourant en voyant sa fille partir sans aucun regret. Sa mère mourir ? Impossible ! Et pourtant… Orlia vit Avania se secouer la tête pour chasser cette idée.
    Elle en profita pour murmurer au creux de l’oreille :
    — Non.
    Avania resta encore un moment le temps d’essayer de voir ce que pensait sa mère. Mais son visage demeurait impassible. A moins que…
    Ne serait-ce pas de la jalousie dans ses yeux ? Elle cligna ses yeux et regarda sa mère de plus près.
    Non, elle avait dû rêver.

    — Quoi ?

    — Rien.
    Si, quelque chose, maman, pensa Avania. Il y a quelque chose que j’ai compris mais je dois réfléchir. Désolée de te mentir.
    Et Avania sortit doucement, suivie par le regard de sa mère.
    Sur le chemin, elle croisa un papillon.

    — Dis ça te fait quel effet quand tu fois laisser partir tes petites chenilles ? … Tu laisse faire la nature où tu les gardent toujours sous tes ailes ?

    Il partit sans répondre.

    — Je comprend tu ne m’entends pas, tu es trop loin. Soupira Avania.
    ***

    Le soir dans son « lit » Avania ne cessait de se retourner.
    Elle pensait à ce qui se passerait si elle prenait le bateau ou si elle abandonnait sa famille.
    Elle pensait également à la chance qu’elle venait de rater.
    Elle venait de rater la chance d’une nouvelle culture, de nouveaux ami(e)(s). Qui sait ? Peut être aurait vue Versailles, la reine Et Tous ses courtisans.
    Mais Orlia avait sûrement raison. Avania frémit en songeant au « non » froid et distant de sa mère.
    Quitter sa famille, son cheval ? Jamais !

    Et puis sa mère avait raison et elle se serait certainement ruinée en France. Malgrès tout ces arguments négatifs, Avania savait qu’elle ne pourrait abandonner son rêve. Dans sa tête, elle se répétait cette phrase, mais elle lui fesait un peu plus mal à chaque mot.
    Avania se leva et elle alla sans un mot observer le bateau qui n’attendait qu’à partir. Le vent était frais, sans poussière et le bruit de la mer l’apaisait
    Petit à petit elle se calma mais son cœur portait encore une blessure, la certitude de ne jamais voir l’Europe.

  7. Je reposte mon texte en minuscule.

    Prologue. Manigances.

    Près de la Louisiane,

    Un homme veste et pantalon élégant ,vêtu d’une chemise Et d’un brocart en soie, demanda soupçonneux à la femme devant lui.
    — As tu eu raison de les avoir amenés ici ? Ce n’est guère prudent, d’autant plus que la reine ne nous tient point dans son cœur

    — Cette petite peste ? Elle ne pense qu’a elle et dépense le magot de la France pour ses toilettes. Ne te soucies point de cela ; si l’on découvre notre… Affaire, je me porterais seule responsable de cela.
    Et puis j’ai donnée des ordres.

    Éra … souffla l’homme, est il bien prudent de parler de Marie-Antoinette comme d’une souillon ? Ce que j’entend là ne sont que des rumeurs… Que tu récite. Même si ça s’avérait vrai, elle est si jeune… Prend garde :Nous allons rentrer en France.

    — Que crains tu ?! Cria celle-ci, que je répète mes paroles à la cour ? Je ne suis pas folle ! –il semblait que son visage s’assombrit un peu plus- Je m’inquiète surtout de ces sauvages. S’ils fessaient des bêtises.

    — Sauvages ?

    Mais la belle rousse lui tourna le dos.

  8. Emanuel, pourquoi plein de commentaires sont en attente de validation alors que tu viens de valider????

  9. Avania( un rêve d’évasion)
    SUITE

    SUR LE TRAJET, LA JEUNE FILLE RIT DE CE MOMENT COMIQUE.
    PAR LA SUITE, ELLLE L’AVAIT RACONTE A SA MERE, QUI RIA ,ELLE AUSSI.
    SON PERE LUI AVAIT GLISSE DANS L’OREILLE LA SIGNIFICATION DE “NEGRE” ET LA PETITE FILLE ROUGIT DE S’ETRE EMPORTEE POUR CELA. TRES POPULAIRE CHEZ LES FRANÇAIS , CETTE AVENTURE L FIT CONNAITRE CHEZ PRESQUE TOUT LES FRANÇAIS . SI BIEN QU’ELLE N’OSAIT PLUS SORTIR.
    ET L’AVANIA D’AUJOURD’HUI RIT DE PLUS BELLE D’ELLE-MEME.

    —AH ! AVANIA TE VOILA… PFU… PFU…AVANIA SE RETOURNA ET LA VIT TOUTE ROUGE AVEC DES PERLES DE SUEUR DEGOULINANT SUR SON VISAGE. ELLE S’ESCLAFFA PENDANT UN BON MOMENT
    CE QUI EU POUR EFFET DE FAIRE ROUGIR ÉRA QUI CRUT QU’ON SE MOQUAIT D’ELLE.
    TRIS RIRE DE SUITE.
    UNE JEUNE FILLE INCONSCIENTE ET JOYEUSE. QUE LA FRANCE CHANGERAIT SUREMENT.
    L’ACCORD DE SES PARENTS ! IL EST REVENU D’UN SEUL COUP DANS SON ESPRIT. ET SA MERE… SA MERE QUI REFUSAIT QU’ELLE AILLE EN FRANCE…
    ÇA, JAMAIS ! LA RAGE S’EMPARA AUSSITOT D’ELLE ET SON VISAGE S’ASSOMBRIT.
    ELLE FIT DEMI-TOUR POUR PARLER A SA MERE J’USQUA CE QU’ELLE DISE OUI.
    ÉRA QUAND A ELLE, RESTA PLANTEE LA AVEC LE SOUVENIR D’UNE JEUNE FILLE PASSANT DU RIRE AU LARMES… QUE LUI AVAIT-IL PRIT D’ACCEPTER DE LUI FAIRE VOIR LA FRANCE ?
    ELLE NE POURRAIT PAS MONTRER UNE JEUNE FILLE SI PEU DISTINGUEE A SES AMIES.

    — MAMAN ! CRIA T’ELLE PRESQUE
    — AVANIA ? NE RENTRE JAMAIS COMME ÇA ET PARLE MOINS FORT !
    — TU… TU VAS ME DIRE OUI.
    — HEIN ? DE QUOI TU PARLES ? DEMANDA ORLIA.
    — TU VAS LE DIRE OUI ! POUR LE VOYAGE EN FRANCE. CE, C’EST MON DESTIN QUI SE JOUE. AVANIA DEVENAIT ECARLATE. TU N’AS PAS LE DROIT ! LA-BAS IL Y A DES MILLIERS DE RICHESSES, DE CONFORT … S’ILTEPLAIT !
    ORLIA LA REGARDA LE PLUS CALMEMENT POSSIBLE. ELLE PARAISSAIT DETENDUE ET LES PAROLES DE SA FILLE NE L’ATTEIGNAIENT PAS. ELLE PRIT LE VISAGE D’AVANIA ENTRE SES MAINS ET SOUFFLA, EN LA REGARDANT DROIT DANS LES YEUX. ON AURAIENT DIT QU’ELLES SE PARLAIENT SANS OUVRIR LA BOUCHE.

    AVANIA SE RAIDIT. ELLE COMMENÇA A TREMBLER.
    LE MESSAGE DE SA MERE ETAIT CLAIR : NE RECOMMENCE JAMAIS.

    POURTANT, DEPUIS QU’ELLE TOUTE PETITE ELLE SAVAIT QU’IL NE FALLAIT PAS TENIR TETE A ORLIA.
    AVANIA NE VOULAIT PAS MONTRER SA FAIBLESSE, PAS DEVANT SA MERE.
    ELLE CONTINUA A LA FIXER. CELLE QUI LUI AVAIT DONNE NAISSANCE. CELLE QUI L’AVAIT NOURRIT. CELLE QUI PRENAIT SOIN D’ELLE.
    CELLE QU’ELLE S’APPRETAIT A ABANDONNER

    L’ABANDONNER ? NON. ELLE N’AVAIT PAS VUE LES CHOSES COMME ÇA, POUR AVANIA, ALLER EN FRANCE C’ETAIT REALISER SON REVE. JUSQU’A MAINTENANT.
    UN FLASH HORRIBLE S’EMPARA D’ELLE : ORLIA MOURANT EN VOYANT SA FILLE PARTIR SANS AUCUN REGRET.

    SA MERE MOURIR ? IMPOSSIBLE ! ET POURTANT…
    ORLIA VIT AVANIA SE SECOUER LA TETE POUR CHASSER CETTE IDEE.
    ELLE EN PROFITA POUR MURMURER AU CREUX DE L’OREILLE :
    — NON.
    AVANIA RESTA ENCORE UN MOMENT LE TEMPS D’ESSAYER DE VOIR CE QUE PENSAIT SA MERE. MAIS SON VISAGE DEMEURAIT IMPASSIBLE. A MOINS QUE…
    NE SERAIT-CE PAS DE LA JALOUSIE DANS SES YEUX ? ELLE CLIGNA SES YEUX ET REGARDA SA MERE DE PLUS PRES.

    NON, ELLE AVAIT DU REVER.

    — QUOI ?

    • étoile qui flotte au vent (petite marie) dit :

      — RIEN.
      SI, QUELQUE CHOSE, MAMAN, PENSA AVANIA. IL Y A QUELQUE CHOSE QUE J’AI COMPRIS MAIS JE DOIS REFLECHIR. DESOLEE DE TE MENTIR.

      ET AVANIA SORTIT DOUCEMENT, SUIVIE PAR LE REGARD DE SA MERE.
      SUR LE CHEMIN, ELLE CROISA UN PAPILLON.

      — DIS ÇA TE FAIT QUEL EFFET QUAND TU FOIS LAISSER PARTIR TES PETITES CHENILLES ? … TU LAISSE FAIRE LA NATURE OU TU LES GARDENT TOUJOURS SOUS TES AILES ?
      IL PARTIT SANS REPONDRE.

      — JE COMPREND TU NE M’ENTENDS PAS, TU ES TROP LOIN. SOUPIRA AVANIA.

    • Emmanuel Viau dit :

      Alors euh bon… écrire en capitale, sur le web, c’est mal poli et ça fait mal aux yeux !
      :)

  10. étoile qui flotte au vent (petite marie) dit :

    Désolée pour le texte d’ Avania , je suis obligée de le poster en plusieurs parties pour qu’il part. Sinon ça bug.
    Et encore dsl si tout est en majuscule.

  11. Avania
    SUITE

    — EXCUSE MOI AVANIA MAIS TU ES PARFAITEMENT DROLE. TU SAIS, COMPARER A MON CHATEAUX DE FRANCE, CECI N’EST RIEN, TU VERRAS…
    — JE VERRAIS ? JUBILA AVANIA, ÇA VEUX DIRE QUE VOUS ALLEZ M’AMENER EN FRANCE !!!!
    — OUI, DES DEMAIN SI TU VEUX, A CONDITION QUE TU APPRENNE LES BONNES MANIERES SUR LE BATEAU ET QUE TA FAMILLE SOIS D’ACCORD, CELA TE PERMETTRA DE RETROUVER TA MERE. SUSURRA ÉRA.
    — MA MERE ? MAIS ELLE EST AU CAMPEMENT. JE COURS LA PREVENIR !
    ÉRA N’EUT PAS LE TEMPS DE REPLIQUER QU’AVANIA PARTAIT DEJA VERS LE PETIT CHEMIN ETROIT EN RIANT.

    LA FEMME ROUSSE SE LANÇA A SA POURSUITE, MAIS AU MOMENT DE DESCENDRE, ELLE JURA CONTRE SES TALONS , SA ROBE TROP LONGUE ET LE FAIT QU’ELLE ETAIT TROP SERREE, CE QUI L’ETOUFFAIT ET LA RALENTISSAIT .

    DE SON COTE, AVANIA ETAIT PRESQUE ARRIVEE AU TIPI… ENCORE QUELQUES METRES…

    ORLIA ENTENDIT L’OUVERT DE SA DEMEURE S’OUVRIR.
    ELLE FUT COMBLEE DE JOIE LORSQU’ELLE VUE SA FILLE APPARAITRE.
    — MON ENFANT, ENFIN !
    — MAMAN ? JE SUIS SI SPLENDIDE QUE TU ES ATTRISTEE DE ME VOIR PARTIR QUELQUES SECONDES ? JE SUIS GRANDE MAINTENANT !
    ORLIA PARUT TOUT D’ABORD ETONNEE , PUIS REPONDIT SECHEMENT :
    — L’ORSQUE TON FRERE EST REVENU, AVEC TON CHEVAL ET SANS TOI, J’AI PRIS PEUR… PUIS IL M’A EXPLIQUE TOUTE SEULE SUR CE TERRITOIRE INCONNU ! AVANIA, LORSQUE LE VENTER TOMBE ON T’AS CHERCHE… MAIS PERSONNE NE T’A TROUVE. J’AI EU UNE ANGOISSE HORRIBLE.
    AVANIA SE RADOUCIT.
    — MAMAN, JE PARS POUR LA FRANCE DEMAIN AVEC TON CONSENTEMENT ET CELUI DE PAPA. DIT ELLE, CROYANT ANNNONCER UNE BONNE NOUVELLE
    — HORS DE QUESTION ! TU RESTE ICI ET TU N’IRAS PAS DANS CE PAYS D’HYPOCRITES QUI NOUS PRENNES POUR DES ESCLAVES SAUVAGES SORTANT TOUT DROIT DE L’ENFER ! JE NE VEUX PAS… JE… JE NE VEUX PAS !
    SA VOIX MONTAIT DANS LES AIGUS ET UNE LARME COULA SUR SON VISAGE.
    AVANIA RECULA DOUCEMENT, PUIS PARTIE EN COURANT.
    POURQUOI ? POURQUOI CETTE HAINE ? ELLE VOULAIT JUSTE ALLER LA OU ON LUI AVAIT CONTE LES SPLENDEURS . CES BLANCS ETAIENT COMME ELLE, ILS LUI RESSEMBLAIENT EN TOUT POINT
    LA PEAU TOUT D’ABORD, LA PEAU. ILS AVAIENT LA PEAU PRESQUE AUSSI BLANCHE QU’ELLE, MAIS EN PLUS FONCE. CES HOMMES LUI EXPLIQUAIENT QUE C’ETAIT A CAUSE DU SOLEIL. ON L’APPELAIT « LA PETITE NEGRE BLANCHE » AVANIA AIMAIT CE NOM,CAR ELLE TROUVAIT QUE CELA SONNAIT BIEN,.
    ET CE FUT POUR SA PLUS GRANDE DECEPTION QUE, COMME A SON HABITUDE, LE MATIN EN LEUR RENDANT VISITE ELLE DIT BONJOUR AUX CINQ FRANÇAIS ET, EUX NE L’APPELÈRENT PAS PAR SON SURNOM.
    ILS DIRENT SIMPLEMENT :
    «— SALUT PETITE BLANCHE !
    — PETITE NEGRE BLANCHE ! RECTIFIA CELLE CI EN RIANT.
    — NON. CE MOT N’EST PAS FAIT POUR UNE GENTILLE FILLE COMME TOI. NE LE PRONONCE PLUS. AVAIT DIT FRANÇOIS DE GUILLE.
    — MAIS… MAIS… DIT ELLE EN PLEURANT
    — CALME TOI AVANIA !…EUH… TIENS, BOIS TON LAIT.»
    MAIS ELLE S’ETAIT ENFUIE SOUS LES YEUX ENVIEUX ET AMUSEE DES ESCLAVES, ACCOMPAGNE DE CEUX, DEÇU DES BLANCS.
    A CETTE EPOQUE, AVANIA AVAIT CINQ ANS.

  12. étoile qui flotte au vent (petite marie) dit :

    Avania
    Suite

    LA JEUNE FILLE ENTREPRIT DE MONTER SUR LE PASSAGE, TACHANT SA ROBE -DES PLUS SIMPLES-ÇA ET LA.
    LES CAILLOUX ETAIENT POINTUS MAIS ON POUVAIT REMARQUER QUE MALGRE L’ESCAPADE DIFFICILE QU’IL FALLAIT FAIRE DES PERSONNES PASSAIENT REGULIEREMENT ICI. DES TRACES DE PAS EN TEMOIGNAIT.
    — UN HOMME, VU LA TAILLE DE L’EMPREINTE… EN CHAUSSURE CE QUI N’EST PAS HABITUEL PAR ICI, CONSTATA T’ELLE… ET… ET… UNE… ET UNE FEMME AVEC DES CHAUSSURES VENANT D’AUTRES PAYS, SUREMENT LA FRANCE VU QU’ELLES SONT A TALONS ! SE DIT ELLE TOUT HAUT ELLE-MEME.
    L’IDEE DE FRANÇAIS ICI LUI DONNA PLUS DE COURAGE ET D’ARDEUR POUR MONTER TOUT EN HAUT. MALHEUREUSEMENT DEUX PRESENCES L’EN EMPECHAIENT , AVANIA LES RECONNUS AUSSITOT.
    — TU PARLES DE NOUS ? DEMANDA L’HOMME.
    — HEU… OUI, SUREMENT… DESOLEE MONSEIGNEUR JE ME MONTRE PARFOIS TROP CURIEUSE. MAIS JE VOUS EN PRIE, LAISSEZ MOI VOUS DEMANDERAI VOUS AVEZ DEJA VU, OU MÈME VISITE MON… HUMBLE AMAS DE TENTE.
    — OUI ; TU NOUS AS RECONNU PETITE… DIT UNE ROUSSE
    — AVANIA, MADAME SERIEZ VOUS ÉRA ?
    — BIEN SUR MAIS… DEMANDA T’ELLE EN PRENANT LE VISAGE D’AVANIA ENTRE SES MAINS,… QUE VOUS ETES BELLE AVANIA, VENEZ AVEC NOUS . CHEZ NOUS L’ON SERA MIEUX POUR DISCUTER, VOULEZ-VOUS ?
    — MADAME, JE SUIS HONOREE PAR VOTRE DEMANDE ET C’EST AVEC JOIE QUE J’ACCEPTE.SUIVIE D’UNE PETITE REVERENCE , ERA SOURIT.
    TOUT UN CAMP AVEC DES SOLDATS, UN CUISINIER…(ECT) ETAIT INSTALLE EN HAUT.
    ERA ENTRA DANS L’UNE DES DEMEURES EN PIERRE.
    — AVANIA ENTREZ JE VOUS EN PRIE , PUIS SE TOURNANT VERS L’HOMME : CELA VOUS DERANGE T’IL SI VOUS N’ETES PAS CONVIE, GUILLAUME ?
    — NON POINT, MADAME, J’AI D’AUTRES AFFAIRES ET NE SAURAIS VOUS CONTRARIE. IL S’INCLINA ET PARTIT.

    LA PIECE ETAIT DES PLUS SIMPLE : UNE TABLE RONDE ET QUATRE CHAISES AU CENTRE, UN LUSTRE ACCROCHE EN HAUT, UN PETIT BUREAU SUR LA DROITE ET UNE CHEMINEE.
    LE MUR ET LE SOL ETAIENT COUVERT DE TAPIS, TAPISSERIES ET POURVU D’UN TABLEAU DE VERSAILLES.
    POUR AVANIA, TOUT CECI ETAIT GRANDIOSE CAR ELLE ETAIT HABITUEE A SON TIPI, AUX AFFAIRES ENTASSES, ET OU, DES FOIS, LE FROID PASSAIT
    — MADAME, ÉRA, JE SUIS RAVIED’AVOIE PU ENTRER DANS CETTE MERVEILLE !
    — NE FAITES PAS DE MANIERES, AVANIA, JE VOUS DEMANDE QUE, LORSQUE VOUS ENTREREZ ICI, VOUS LAISSEZ LIBRE COUR A VOTRE PENSEE.
    — D’ACCORD. MAIS, MADAME JE NE VOUS AI PAS MENTIS, JE TROUVE CETTE SALLE TRES GRANDE ET CHAUDE !
    CELA FIT RIRE ÉRA , D’UN RIRE CRISTALLIN.
    — EUH… ÉRA ?

  13. étoile qui flotte au vent (petite marie) dit :

    Avania
    SUITE

    AVANIA AIMAIT SON CHEVAL QUI, LUI, SOUFFRAIT.
    UNE IDEE SAUGRENUE GERMA ALORS DANS SON CERVEAU. ELLE SOURIT DE PLAISIR EN RESPIRANT UN GRAND COUP, ELLE ALLAIT ENCORE SE FAIRE GRONDER! QUELLE TETE FERAIT SA MERE EN L’APPRENANT!

    — HAAA, SOUPIRA-T-ELLE TOUT EN DESCENDANT DE SON DESTRIER .
    LE BRUIT ALERTA UN AUTRE CAVALIER UN PEU PLUS AGE QU’ELLE.
    — AVANIA ? C’EST TOI ?
    — MAIS OUI, JEUNE HOMME, COMMENT POURRAIT-IL EN ETRE AUTREMENT ? ALLONS MON FRERE , NE FAITES POINT CETTE TETE. ROUCOULA T’ELLE DANS UN PARFAIT FRANÇAIS.
    — AVANIA ! NOUS NE SOMMES PAS EN FRANCE ET NOUS VENONS DE QUITTER LA LOUISIANE ET CES SALETES DE COLONIES FRANÇAISES ! VOUS N’AVEZ PLUS AUCUNE EXCUSE !
    DEVANT L’INSULTE, CELLE CI S’EMPORTA.
    — GEGRÏOIRE, SACHEZ QUE LA LANGUE FRANÇAISE EST UNE LANGUE TOUT A FAIT RESPECTEE MERITANT LES MEILLEURS HONNEURS . LES FRANÇAIS ONT COLONISE LA LOUISIANE PROPREMENT POUR Y APPORTER LEUR CULTURE ! CERTES, NOUS SOMMES EN AMERIQUE, MAIS CELA NOUS INTERDIT-IL DE PARLER UNE AUTRE LANGUE ?! S’EMPORTA T’ELLE
    SUR CE, ELLE LUI TOURNA LES TALONS LAISSANT SON CHEVAL LIBRE DE TOUT MOUVEMENT, A COTE DE GEGRÏOIRE ENCORE ABASOURDI PAR LES PAROLES DE SA SŒUR.
    COLONISE PROPREMENT ? EST-CE POSSIBLE ? LE SANG GICLE LORS D’UNE CONQUETE.
    IL VIT SOUDAINEMENT UNE MONTURE SANS CAVALIERE AVANCER AU PAS TRANQUILLEMENT VERS LE RAVIN, NON LOIN. SA QUEUE SE BALANÇAIT DE DROITE A GAUCHE, AUCUN SIGNE DE DETRESSE. IL POUVAIT REPRENDRE LA JUMENT SANS LUI FAIRE DE MAL.

    AVANIA COURAIT, UN PEU DEBOUSSOLEE. MAIS SAVAIT QUE, DES LE VENT TOMBE, ELLE VERRAIT SA « TRIBU », LES TENTES ELEVEES DOMINERAIENT LE PAYSAGE TOUT PLAT.
    QUEL TOUPET AVAIT SON FRERE ! MEDIRE LE FRANÇAIS QU’IL CONNAIT SI PEU….
    LANGUE DIFFICILE, CERTES ; MAIS BELLE , ENCORE PLUS. ELLE ADORAIT LES SEANCES D’APPRENTISSAGE EN FRANÇAIS ; DES MATHS A LA SIENCE AVEC SON PERE. DEPUIS QUELQUES TEMPS IL LUI APPRENAIT L’ART DE SE CONDUIRE ET DE SALUER.
    UN JOUR IL LUI AVAIT MÊME OFFERT UNE ROBE FRANÇAISE MAIS S’ETAIT FAIT RABROUER PAR ORLIA.
    TOUT EN COURANT AVANIA RALENTIT CAR UNE GRANDE PIERRE LUI FAISAIT OBSTACLE. ELLE MIT SA MAIN DESSUS POUR CONTOURNER LE ROCHER SANS BUTER DESSUS. ELLE REALISA QUE C’ETAIT UNE SORTE DE PAROIE ROCHEUSE. AVANIA LA LONGEA DANS L’ESPOIR DE TROUVE UN PASSAGE…
    ELLE FUT RECOMPENSEE. ASSEZ ETROIT MAIS CELA DEVRAIT SUFFIRE POUR UNE PERSONNE.

    AVANIA REALISA QU’ELLE AVAIT OUBLIE DE DEMANDER A GEGRÏOIRE POURQUOI ILS ETAIENT VENUS S’INSTALLER ICI. TEMPS PIS, ILS N’AVAIENT PAS A INSULTER LES FRANÇAIS !

  14. étoile qui flotte au vent (petite marie) dit :

    AVANIA
    SUITE

    SA MERE, VOYANT SA FILLE TOURNER LA TETE ET REMUER AINSI LES MEUBLES SE QUESTIONNA.
    — QUE CHERCHE TU AINSI MA FILLE?
    SURPRISE DE SA PRESENCE, SA FILLE SURSAUTA.
    — OH, C’EST VOUS ORLIA ? VOUS M’AVEZ FAIT PEUR, MERE, EXCUSEZ MOI. JE CHERCHE MON FRERE, OU EST T’IL PARTIT?
    — CESSE DONC SES STUPIDITES, AVANIA, TU SAIS BIEN QUE JE NE COMPRENDS PAS LE FRANÇAIS ET SES POLITESSES.
    ORLIA AVAIT PRIS UN SEMBLANT DE TON VEXE MAIS SON VISAGE N’EN LAISSA RIEN PARAITRE.
    — DIEU! QUE JE SUIS SOTTE! REPRIT-ELLE EN FRANÇAIS, PUIS ELLE OBEIT; PARDON MAMAN MAIS J’AIME TELLEMENT CETTE LANGUE… JE TE DEMANDAIS JUSTE OU ETAIT MON FRERE.
    — PARTI VERS LES COLLINES, EXPLIQUA ORLIA, AU NORD-OUEST.
    ELLE REPRIT AUSSITOT SON TRAVAIL, SACHANT QUE SA FILLE REPARTIRAIT BIENTOT APRES AVOIR VERIFIE L’EMPLACEMENT DU SOLEIL.
    DANS QUELQUES SECONDES ON ENTENDRAIT DES BRUITS DE PAS, COURANT VERS L’ENCLOS.
    LA MERE TOURNA LA TETE VERS LA SORTIE OU SA FILLE N’Y ETAIT PLUS, CE QUI NE L’ETONNA PAS.
    DES HOMMES TERMINAIENT DE MONTER LES TENTES, DE MAUVAISE HUMEUR. QUOI DE PLUS NORMAL APRES AVOIR DECOUVERT LE NOUVEL ENDROIT OU ILS VIVRAIENT.
    AVANT, LA TERRE ETAIT DOUCE ET IL NE FAISAIT PAS SI CHAUD.
    ELLE SE SOUVIENT DE L’ARRIVEE INATTENDU DES DEUX FRANÇAIS QUI AVAIENT FAIT SUJET DE NOMBREUSES CONVERSATIONS.
    ILS AVAIENT LA PEAU AUSSI BLANCHE QUE SA FILLE, AVANIA QUI ETAIT ADMIREE DE TOUS. « TELLE UN NUAGE DESCENDANT DU CIEL ELLE HONORE NOTRE TRIBU “ DISAIENT CERTAINS ; « C’EST UN MESSAGE DES DIEUX » DISAIENT D’AUTRES.
    IL FALLAIT QU’ELLE AILLE VOIR CETTE ERA. OUI MAIS QUAND?

    AU GALOP, SUR SON BEAU CHEVAL NOIR TACHETE DE BLANC, AVANIA N’ETAIT PAS TRES A L’AISE:
    LE VENT SOUFFLAIT FORT ET IL TRANSPORTAIT DES POUSSIERES QUI RISQUAIENT DE LA FAIRE PLEURER OU DE TROUBLER LA VUE DE LA JEUNE FILLE.

    ELLE DUT GARDER LES YEUX MI-CLOS PENDANT TOUT LE TRAJET, MAIS AVANIA NE PUT APERCEVOIR SON FRERE. ELLE PENSA UN INSTANT A RETOURNER DANS SON CAMPEMENT, MAIS DANS CE CAS ELLE DEVRAIT ATTENDRE POUR POSER LA QUESTION QUI ASSAILLAIT SON ESPRIT.

    AVANIA ET SA MONTURE N’EN POUVAIENT PLUS DE LUTTER CONTRE LE VENT.
    POURTANT ELLE SE SENTAIT SI BIEN DANS CET ENVIRONNEMENT…

    (Dsl si tout est en maj)

  15. Je recommence un texte avant même d’avoir fini l’ancien!! Nierk nierk! Vous n’aurez jamais les fins vous avez remarqué? Je ne fini jamais un texte!

    Rouge verre, horrifiant Mais tellement belle.
    Sympathique
    (Il est long le titre hein? Deux lignes.) (Vous allez voir, il y aura que des points partout. En fait l’histoire c’est: ………à………..lui………bonjour.aurevoir.je.dors………….. ;)= ) ( C’est un livre ou en parle de l’héroïne (ASPINA. Ce sont les autres qui parlent d’elle!)

    ASPINA

    Il est blond, blond foncé. Des larmes coule sur son visage. Je suis désolée voulais je crier. Ce n’est pas ma faute!!!! Et pourtant si. Son air sombre. C’est ma faute. Son sourire perdu. C’est ma faute. Et les deux paires d’ailes qui apparaissent? Ma faute aussi. Oh, ce geste là je l’ai fait plein de fois. Je me suis rapprochée cela plein de fois.
    Et pourtant, planter des crocs dans de la chair humaine, quesque c’est bien!!
    Cela me procure de la joie. Et je suis plus forte. Hahaha! Quelle stupidité je fais.
    J’entend.
    Deux sifflements cours. J’accoure car je n’ai plus de temps a accorder à ce pauvre humain… Adieu.

    ÉSIN

    J’ai eu mal. Un peu. Beaucoup. Tout cela c’est de la faute de cet femme, cette vampiresse, elle avait de long cheveux brun dégringolant sur ces épaules quand elle se penchait vers moi.
    Ils flottaient aussi un peu dans le vent. Son sourire étoilée quand elle m’a regardé.
    Ne te laisse pas faire! Je me répète amèrement, elle t’a volé ta vie, elle t’a pris de ton sang!
    Et pourtant je crois. Je crois que je suis tombé amoureux.
    Croc. C’est le bruit que ça a fait quand elle planter des croc s dans mon coup. En même temps que cela, l’amour pour mes proche a disparu et quand je pense à ma femme cela ne me fait rien. C’est comme si elle avait aspiré mes souvenirs. Je tangue. Je suis faible. Un restaurant…. Il faut…. Manger…..
    Noir. Je tombe dans un vide infini.
    Ha si, je me souviens juste… Elle est sortie comme un ange en déployant des ailes transparentes.

    ASPINA

    Bonjour vous m’avez appelée? Je dis. Oui me répond t’il. Tu dois arrêter yarsik. Bien je dis.
    Oh, il faut que je me coupe les cheveux je pense l’espace d’une seconde. La piece est sombre. Je sors.
    Je m’en vais et je repars. La routine.

    ÉLOI

    Aspina… Elle ne prend pas pars au goût des choses à mon goût. Elle s’occupe de faire ce qu’on lui demande sans réfléchir. Je suis son chef mais quand même. Elle a un faux sourire étoilée. Je le sais car je l’ai connu depuis toute petite. J’espère que Yarsik ne lui fera pas de mal.
    Enfin, pas trop.

    ASPINA
    Ha, tiens Yarsik est là.

    YARSIK

    Je ne sais pas ce qu’elle fait là, cette ange aux ailes si charmante et aux cheveux volants. Son sourire est… Tordu.
    MAIS ses yeux….
    Elle venue pour moi.
    Sans attendre d’ordres je lui balance mon poing.
    Je crois que je l’adore.
    MAIS elle veux me tuer, je crois.
    Ça ce lis dans ses yeux

  16. Cloécrire dit :

    Voilà mon texte sur ma rencontre avec Amélie Nothomb:

    – « Vite ! Vite ! » criais-je à maman.
    Il était midi moins quart, je devais me dépêcher d’acheter une pochette plastique dans laquelle mettre le portrait d’Amélie Nothomb pour lui donner. A ce moment-là, je l’ai vue passer à deux centimètres de mon nez. Nos regards se sont croisés. Les yeux noirs, les lèvres rouges, la peau blanche, elle portait un long manteau (ou une robe?) noir et un chapeau avec une voilette, qui ressemblait à celui de la photo sur le livre de Riquet à la houppe. Elle m’a laissée bouche bée ; j’étais très impressionnée. J’ai repris mes esprits, et nous avons fait partie des premiers dans la queue. Elle a fait une courte interview, bu du champagne, et moi j’étais tremblante de peur, alors ma mère et moi, on s’est mises à discuter avec les gens autour, qui tentaient de me rassurer. C’était amusant, les gens de derrière levaient la tête pour nous écouter, et au final tout le monde s’est regroupé autour de nous. Et puis, catastrophe, ce fut mon tour. J’ai pensé à fuir au dernier moment, je crevais de chaud, il me semblait que j’allais tomber dans les pommes.
    Finalement, je me suis approchée: « Bonjour, je vous ai écrit il n’y a pas longtemps, c’était Cloé B******, je ne sais pas si…
    -« Oh! Attends. »
    Elle a pris son sac à main, et il y avait ma lettre dedans. Après, elle a dit: « En plus d’avoir de l’esprit tu es ravissante », ce que j’ai bien sûr contesté, je lui ai dit que je me trouvais moche et trop maigre.
    – « Oh, c’est normal, à ton âge. Tu ne te prives pas de manger, au moins?
    – Non.
    – Cloé, ce n’est déjà pas banal comme prénom, mais sans h…
    – Ma mère : Oui, je n’aime pas la lourdeur.
    – Vous avez raison. Quand quelque chose est en trop, ça ne sert à rien de le garder. Et puis, c’est mieux, les prénoms courts. Comment vous appelez-vous ?
    – Véronique.
    – Ah, mais je suis sûre que tout le monde vous appelle Véro ! Tiens, vous avez toutes les deux des prénoms à quatre lettres, d’ailleurs.
    – Ah oui, c’est vrai ! En plus papa s’appelle Joël ! »
    On lui apporta une coupe de champagne  : « Excusez-moi, mais un événement très important est arrivé.
    – Ma mère : Ah oui, c’est sûr, je comprends !
    – En plus, on est normandes, alors !
    – Ah, vous êtes normandes ? C’est du calva qu’on boit là-bas, c’est ça ? C’est plus fort que le champagne ! »
    Après elle m’a sorti que j’étais une perle rare, car c’était « rare de trouver des gens qui ont de l’esprit, mais en plus à 15 ans! », et qu’elle savait le manque d’esprit de la Belgique. Je me suis retenue de lui dire qu’elle était la preuve que c’était faux, et je trouvais que ses compliments m’étaient injustement dédiés; c’est elle qui, à 2 ans, savait déjà lire français et parler japonais! Ensuite je lui ai donné son portrait que j’ai dessiné, et donc bien sûr: « Tu ne te contentes pas de bien écrire, tu dessines! ». Elle m’a dit que le premier jour de ses dédicaces, le 13, elle avait demandé devant tout le monde: « Est-ce que la petite Cloé 15 ans est là? » et qu’elle avait l’air ridicule. Puis elle m’a dédicacé mon livre : « A Cloé. C’est donc vous! Quelle émotion! » (c’est d’ailleurs étrange; elle me vouvoie à l’écrit mais pas à l’oral. Enfin, je crois…) et elle a fait à ma mère, avec un air très sérieux: « Vous ne trouvez pas que votre fille a beaucoup d’esprit? », j’étais morte de rire.
    – « Dis-moi, as-tu des ambitions ?
    – Prof de français et écrivain, mais…
    – En tout cas, tu peux tout te permettre… »
    Elle m’a offert un chocolat, on a pris une photo et le moment que je redoutais est arrivé : elle m’a embrassée. Le problème, c’est que je tenais le chocolat d’une main et son livre de l’autre, alors je n’ai pas osé refermer mes bras sur elle, quant à lui rendre sa bise, j’étais bien trop sous le choc pour ça.
    Alors je me suis sentie un peu gênée.
    En plus, je m’étais trouvée ridicule à sourire bêtement en essayant de m’en empêcher, ce qui me donne un air dérangeant et encore plus timide que je le suis à la base.
    Ce qui m’a interpellée, surtout, c’est la force avec laquelle elle m’a étreinte. Personne ne m’avait jamais serrée dans ses bras comme ça, à part Manu (un ami) et Claudio, le soir où Emilie l’avait quitté (un ami et une cousine éloignée). C’est comme s’ils essayaient de s’accrocher à moi à tout prix, comme si j’étais un arbre et que le moindre relâchement les perdrait dans une tempête de vent.
    Elle a fini par se reculer et me poser une main protectrice sur l’épaule : « Surtout, si je prends du temps à répondre, ne t’inquiète pas, ce ne sera pas par manque d’intérêt mais par manque de temps ; sache que tu as fait très bonne impression. »
    C’était la phrase de trop. J’avais atterri sur une autre planète. Je comprenais que c’était un grand moment, et les gens dans la queue aussi semblaient le comprendre : tout le monde me scrutait, ce qui était étrange et un peu intimidant. Mais j’étais rassurée; ça ne c’était pas si mal passé.

    Et là, je me suis bénie de n’être pas partie plus tôt.

    • Joli texte, j’aime bien ta manière d’écrire. Par contre, il y a certaine chose que tu répète sans arrêt, enfin des choses différentes Mais qui veulent dirent la même chose comme:
      Elle m’a impressionee, elle m’a laissé bouche bée.
      Après libre à toi de faire ce que tu veux.
      La suite est pour quand? 😀

    • Neige éternelle dit :

      Woaw ! C’est super ! Tu as vraiment de la chance, en plus Amélie Nothomb a l’air d’être vraiment vraiment sympa ! Eh bien, j’espère que vous allez continuer longtemps à vous écrire ! Et encore merci de m’avoir donné envie de la lire, j’emprunte un de ses livres la prochaine fois que je vais à la médiathèque !

    • De Flammes et de Vent dit :

      Alors, j’ai bien aimé. C’est un texte fluide et simple, sans fioritures, mais qui transmet la situation et les émotions d’une manière vraie et franche. J’ai lu certains livres dans ce style là, et c’est franchement très bien pour des sujets de la vie de tout le jours, des petits moments incroyables comme celui ci. Néanmoins, si tu veux écrire quelque chose de style plus Heroic Fantasy, je te conseille de ralentir un peu le rythme et de plus poser ton texte, tes descriptions, tes scènes, et de remonter un poil le niveau de langue. Après ce n’est que mon avis. (je ne sais même pas si c’est très clair ce que racontes…)
      Sinon il y a juste un petit truc qui m’a dérangée (en dehors des quelques répétitions pointées par Etoile qui flotte au vent, qui ne m’on pas tant gênée que ça) ; les ajouts de parenthèses au milieu du texte, pour ajouter une information. Ma prof de français m’a beaucoup répété qu’il fallait se forcer à écrire et expliquer ce qu’on voulait dire sans les parenthèses. En l’occurrence ici je trouve qu’elles bloquent la dynamique du texte, et que tu aurais pu t’en passer ; ne pas préciser que Manu et Claudio sont des amis peut donner un effet de style qui fait que le lecteur se questionne sur leur identité. De plus ils étaient juste ici pour la comparaison, et ne seront plus évoqués par la suite.
      En tout cas, merci pour ton texte, c’était très agréable à lire 😉

      (Mais…heuh…qui est Amélie Nothomb ? Je ne connais aucun de ses livres…)

      • De Flammes et de Vent dit :

        *ce que je racontes

      • Cloécrire dit :

        Merci beaucoup pour ta réaction très complète, et tes précieux conseils! Ce n’est pas un texte que j’ai essayé de travailler, simplement un témoignage que je voulais partager. Tu as raison, le rythme est trop rapide, parce que mon but était de raconter tout, rien de plus, ce qui ne le rend pas très bien écrit.
        L’Heroic fantasy (même à lire), ce n’est pas du tout mon style! 😉
        Amélie Nothomb est une écrivaine belge, j’ai adoré notamment son roman hygiène de l’assassin. Je te la conseille vivement!

  17. Jécrivaine dit :

    LETTRE AUX WATTPADIENS

    J’aime écrire.

    En soi, ce n’est pas un problème. Mais c’en est un pour les autres.

    Les « autres ». Ceux qui se jugent normaux. Ceux qui s’imaginent que la différence est malvenue. Ceux qui excluent tous ceux qui sont dits asociaux, intellos, ou simplement écrivains.

    Je crois que je déteste les autres, alors.

    Oh, vous savez, il y en a qui sont tolérants. Qui acceptent le fait que vous écriviez. Qui vous encouragent, même. Et il y a le reste. Tous ceux qui vous jugent sans même vous lire. Ceux qui vous critiquent. Ceux qui se permettent de vous malmener sous prétexte que vous êtes différents. Ceux qui vous excluent, parce qu’aimer écrire n’est pas normal.

    Je crois que je les hais, alors.

    Je hais tous ceux qui ne comprennent pas, et me critiquent sans cesse, me harcèlent de leurs remarques négatives et insultes ! Je les déteste, eux et leur normalité, leur arrogance et leur idée d’eux même qu’ils ne remettent jamais en questions ! Je. Les. Hais.

    Il y a des fois où j’en pleure. Mais qu’est ce que ça peut leur foutre ? Certains détruisent ma vie, d’autres me rendent malade. Je souffre du syndrome de la page blanche, et plus le temps passe, plus les insultes pleuvent, plus les regards mauvais augmentent, plus j’ai l’impression que mon mal est incurable.

    Je fais des rechutes. Sans cesse.

    J’ai l’impression que je n’y survivrai pas.

    L’écriture est mon âme, et je ne me sens complète qu’avec elle ! Alors, si je deviens normale, si je cesse d’écrire, je ne suis que vide. Je ne suis rien. Je suis néant. J’ai BESOIN d’écrire ! J’ai besoin d’être moi ! J’ai besoin qu’on cesse de me malmener sans cesse parce que j’aime écrire, bon sang de bordel de merde !

    D’habitude je ne dis rien.

    Je me tais, en fait. Peu savent que j’écris, et dans ces cas là où ils me critiquent, cachés derrière leur fausse empathie et leurs sourires faux, je souris aussi, crispée.
    Parce que c’est plus simple de fermer sa gueule, et de ne rien dire.

    Et finalement, ça ne mène à rien.

    J’ai craqué, hier. C’était un chat. Et puis j’ai demandé si quelqu’un pourrait traduire un de mes textes en langage SMS pour un jeu d’écriture. Tout de suite, on m’a critiquée parce que moi, j’écris normalement. Et s’est ensuivi un débat inutile.

    Oh, j’ai argumenté. L’écriture, c’est ma vie, alors je ne pouvais que la défendre. Je n’aurais même pas le courage de vous retranscrire cette conversation odieuse où l’on a souillé mon âme, l’écriture, tout ce qui constitue ma vie, et n’est pas normal à leurs yeux !

    Il y a des gens qui n’écrivent pas, mais qui me comprennent. Ils sont rares. Très rares. Je les aime, ceux là. Je donnerai n’importe quoi pour que ces gens là soient plus nombreux, et défendent tous ceux qui écrivent, tous ceux qui sont dits différents.

    Mais je ne peux pas leur en demander autant.

    Vous savez ce que c’est d’être exclue ? Pour certains de mes lecteurs, vous écrivez, et si vous ne gardez pas votre passion secrète, ça vous est probablement arrivé. Et bien voilà. Je ne peux pas demander à ceux qui me comprennent et ne me critiquent pas pour ma passion de me défendre, au risque qu’ils soient exclus aussi. Je ne suis pas égoïste à ce point là.

    Combien sommes nous à nous faire exclure, sous prétexte que nous ne sommes pas normaux ? Combien sommes nous ?!

    Eh, tout le monde ! Nous sommes des millions d’écrivains qui foulent cette Terre ! 45 000 000 de Wattpadiens, et des millions d’autres qui ne sont pas sur la plateforme ! Nous sommes loin d’être une une minorité, nous sommes nombreux, et plutôt que de nous cacher parce que nous aimons écrire, nous devrions montrer à tous ces connards qui s’imaginent qu’écrire est mal que nous sommes nombreux, et que nous n’allons pas nous laisser écraser !

    Combien sommes nous à écrire et à nous faire exclure, ou à être obligés de cacher notre passion ?! Combien sommes nous ?! Nous sommes suffisamment nombreux !

    J’ai fait trop longtemps l’erreur de ne rien dire de mes écrits, de cacher ma passion, de me taire. J’ai fait trop longtemps l’erreur de faire semblant que je n’aimais pas écrire. J’ai fait trop longtemps l’erreur de faire croire à tous ces connards que l’écriture n’était pas importante pour moi, alors qu’elle est mon âme, ma vie, ma passion.

    Je ne veux plus reproduire cette erreur. Je veux le hurler au monde entier, et me moquer de ce que penseront les gens, tous ceux qui me jugent et me critiquent sans cesse pour l’écriture. Je veux être moi, et en être fière.

    Un ami m’a dit que « pour bien imaginer et créer sur internet, il faut avoir les pieds sur terre, la terre ferme !
    Encore une fois, les vrais amis, les vraies personnes qui peuvent t’aider ne sont pas sur internet. Ils sont autour de toi, dans ta vraie vie, c’est bien sur eux que tu dois t’appuyer, pas sur des inconnus, qu’ils soient bienveillants ou malveillants »

    Je n’en peux plus de cacher ma passion. Je n’en peux plus de me soucier des regards et des mots haineux de ceux qui me jugent sans m’avoir jamais lue. Vous savez, j’ai des amis.

    Mais certains ne le sont peut être pas. Il y a tous ceux qui disent me soutenir et me poignardent, accompagnés des autres connards. Et il y a ceux qui me sourient, m’inspirent, et m’aident à respirer dans ce monde. Deux des trois pestouilles n’en font pas partie.

    Vous savez… Les trois pestouilles ont lu mon texte. Et maintenant, je crois qu’une seule mérite ma confiance. C’est pour cela que je lui dédie ce texte. Parce que si il y a une personne à qui je devrais dire tout ça, une personne que j’ai envie d’enlacer pour qu’elle me réconforte, ce serait elle. Et Calista, aussi. ^^

    Vous savez, j’ai écouté le conseil de mon ami. Et je n’en peux plus de ne vivre réellement que virtuellement, en cachant ma passion, en taisant mes peurs, mes doutes, mes joies, mes textes. Alors, il y a ceux qui se disent mes amis, et ceux qui le sont réellement.

    Et mes amis sont virtuels, tout comme ceux qui sont présents dans la vraie vie. Il y a tous les Wattpadiens qui me soutiennent, et tous ceux qui m’aiment pour moi et m’aident, dans la vie réelle. Même s’ils sont moins nombreux que sur Wattpad, ou d’autres plateformes d’internet, ils sont présents, et je les aime.

    Alors, maintenant, je n’ai plus envie de me taire. J’ai envie de dire au monde entier que j’écris. Et j’ai envie que le monde entier m’accepte pour ce que je suis. Ce sera difficile. Mais j’ai les pieds sur Terre, et la tête dans les étoiles.

    Et même si le monde entier ne m’accepte pas, il y a déjà 45 000 000 de personnes qui elles, me comprennent, et m’acceptent. C’est suffisant.

    • Emmanuel Viau dit :

      En effet… internet permet d’exprimer ses idées, d’entraîner sa plume et son imagination, de faire rêver/réagir ceux qui te lisent. Mais c’est à toi de mettre les barrières qu’il faut, contre les critiques qui peuvent s’ensuivre.
      Ici, comme du temps du blog JB, l’idée était que les critiques émises par les lecteurs et les auteurs de ces blogs, restent bienveillantes. De l’ordre de la recommandation, du conseil. Bref, critiquer pour aider, plutôt que pour démolir ce que tu avais écris.
      C’est sans doute la différence entre les blogs d’écriture d’ici, et ceux d’ailleurs !
      :)
      Sers-toi des critiques qui t’aident. Quant à remettre en question ta passion de l’écriture… personne, en tout cas ici, n’a mis cela en doute.
      Ainsi, sur le web (et même dans la vraie vie) pose toi la question de savoir si ce qu’on dit de tes écrits peut t’aider et comment. Quant aux critiques qui ne te servent pas, et ceux qui les écrivent, laisse-les de côté, ne mets pas d’énergie, ni d’émotions dedans, c’est du temps (et de l’énergie) perdu.
      Garde bien les pieds sur terre, dans la vraie vie, confie tes textes à ceux en qui tu peux avoir confiance (c’est le temps qui dira cela). Et écris sur le web pour t’entraîner à écrire, à muscler ton imagination, à interagir avec d’autres écritures : mais ne place pas toute ta confiance dans les gens du web : ce sont des inconnus, que tu ne connais que par leurs mots, et rien d’autre.

      Au plaisir de continuer à te lire ici.

    • Cloécrire dit :

      D’abord, bravo.
      Ensuite, je m’étonne que l’écriture soit si mal accueillie. Depuis que j’écris, ça fait 10 ans maintenant, personne ne s’est jamais montré comme ça avec moi. Bien sûr, il y a les râleurs, mais je les comprends; ils préféreraient que je leur parle plutôt que d’avoir le nez sur une feuille ou la tête dans les nuages parce que je pense à quelque chose que je pourrais écrire. Et puis ce n’est jamais méchant; au contraire, quand j’étais petite, les enfants aimaient écouter mes histoires, les instit m’encourageaient et, maintenant, ils m’admirent même s’ils ne voient pas ce que j’écris (je ne sais pas si je dois en être contente; ça veut dire qu’on ne peut pas beaucoup se fier à l’objectivité des opinions). En gros, j’ai toujours eu les réactions opposées à celle que tu décris; l’idée d’écrire les enthousiasme, certains ont même décidé de s’y mettre en apprenant que d’autres le faisaient.
      Wattpad est super pour ça, et je voudrais d’ailleurs te demander ton pseudo? J’ai hâte de lire ce que tu as fait!!!

      Peace,

      Cloclo

    • dévoreuse de livres dit :

      A vrai dire, je suis plutôt choquée de ce que tu dis. Cette marginalisation des « intellos » m’ a affectée en maternelle, un peu en fin de primaire mais au fond, c’était plus de l’admiration mêlée à de la jalousie. J’avais des amis (pas en maternelle mais là n’est pas la question)
      J’écris. Certes, peu de gens le savent dans mon entourage mais mes amis proche sont au courant. Et ils m’encouragent. Je lis, beaucoup. Beaucoup de gens savent ça, et pourtant, sans être « populaire » dans le collège, j’ai ma bande de potes et on s’amuse à quinze. C’est pour ça que je comprends peu ce concept de « il/elle lit/écrit=il/elle est exclu »
      Mais si tu en parles, c’est que ça a dû t’arriver et j’en suis désolée. J’espère que ça s’arrangera.
      Si je peux te dire une chose que j’ai apprise cette année, c’est qu’on se sent toujours mieux en étant soi-même, car tes vrais amis resteront à tes côtés et les hypocrites t’éviteront puisque tu es une « intello ».
      Bon courage!

      Au passage, ton pseudo sur wattpad c’est quoi? Moi c’est @carlitta03 si jamais ça t’intresse!

  18. Jécrivaine dit :

    Extrait de « Sciences et Angélisme », histoire complète postée sur Wattpad en collaboration avec Calhtw.

    _____________

    Est ce qu’un oiseau sans cage peut encore voler ?

    Même un oiseau sans ailes le peut.

    Voilà les mots que je répète à chaque personne qui perd espoir. Voilà ce que je répète à chaque personne qui pleure. Voilà ce que que je répète à chaque personne qui a besoin d’entendre ces mots rassurants, qui anesthésient la peine et la douleur.

    La lumière enveloppe chacun de mes mouvements, je souris malicieusement aux personnes croisées dans la rue qui me regardent d’un air étonné, je fixe les étoiles des heures durant, offrant mon esprit libre aux maître des cieux, celui qui nous fait tous exister, celui qui permet la joie, l’amour, le bonheur.

    Certains l’appellent Dieu. Moi je l’appelle Maître. Il m’a tout appris, tout enseigné. Il m’a permit d’être ce que je suis aujourd’hui. Et pourtant, je n’ai pas de religion.

    Je crois. C’est tout. Je remercie mon Maître d’exister. Je vis. J’apprends. Je n’ai pas besoin de textes saints, de célébrations religieuses. Mon cœur est mon seul guide.

    Je marche nonchalamment dans ma chambre, plongé dans mes pensées. Est ce qu’un oiseau en cage peut encore voler ? Bien sûr qu’il le peut. Quelle question stupide !

    Je finis par quitter la pièce aux reflets verts pour rentrer dans la salle que je préfère dans mon appartement, j’ai nommé : La pièce multi-fonction !

    Je pense que c’est dans ces moments là que ma situation de célibataire se fait cruellement sentir. Cette salle est certainement la plus désordonnée, et aucune femme n’accepterait de vivre dans un tel bazar !

    Un canapé noir, une table basse, et un ordinateur trônant dessus. La partie cuisine de la pièce est séparée du reste par un plan de travail et quelques chaises en hauteur. Une corbeille à fruits est disposée dessus, contenant principalement des agrumes, dont je raffole, tels que des clémentines, ou des pamplemousses. On y trouve également quelques bananes, et un ou deux citrons verts.
    Je n’ai à dire vrai, pas vraiment de salle à manger, et me sustente souvent sur ce plan de travail-table jonché de contrôles de maths à corriger, de livres d’arithmétique, et de romans de science fiction. Je dois d’ailleurs souvent écarter tout ce bazar d’un geste de la main pour pouvoir manger.
    Quelques plantes grimpantes ornent tous les murs, uniformisant la pièce. Un bouquet de fleurs blanches laisse échapper une exquise odeur de roses qui flotte dans toute la pièce. Quelques photos des lieux que j’ai visité sont encadrées, et posées sur les étagères murales du « salon ».
    Autrement dit, l’endroit où je dois passer le plus de temps, si l’on excepte ma salle de cours. Professeur de Mathématiques dans un lycée des plus banals, j’occupe effectivement ma vie à enseigner (ou du moins tenter) ces sciences qui se révèlent en réalité très peu exactes sur les cahiers d’exercices de mes élèves.

    Dans un geste précipité, je saisis vivement les quelques feuilles traînant ici et là sur la table de ma cuisine, avant de les fourrer dans mon sac noir en bandoulière. Je pose mon manteau sur mes épaules, avant de mettre mon foulard que je ne quitte presque jamais en extérieur, moi qui suis assez frileux.

    Je ferme l’appartement, avant de commencer à courir dans les escaliers. Mebahel ! Arrête d’arriver en retard tout le temps ! Et pourtant, cette phrase se révèle tout sauf exacte. Je pars en retard, mais j’arrive toujours au moment où la sonnerie sonne, devant ma classe.

    En effet, comme je l’avais prédis, lorsque j’arrive devant ma salle, plusieurs élèves sont déjà là, tels que le jeune homme timide mais néanmoins assez doué en maths, Paul. D’autres jeunes filles sont là aussi, turbulentes, mais plutôt agréables, et je souris au groupe de jeunes avant d’ouvrir la porte et de les laisser entrer dans la classe.

    Mon premier réflexe n’est pas d’allumer la lumière, puisque la plupart des élèves le font naturellement d’eux mêmes en entrant en cours, mais est bien d’aller ouvrir la fenêtre, éprouvant un irrésistible besoin comme à chaque instant de ressentir une onde de fraîcheur parcourant ma peau.

    Je n’aime pas être enfermé. Quelque part, j’ai toujours été un oiseau en cage. Mais pourtant, j’ai toujours su voler. J’ai toujours été libre. Paradoxal, n’est ce pas ? Et assez con pour un prof de maths, également !

    Le début du cours demeure basique, somme toute. Les élèves s’assoient, sortant leurs affaires, leurs bavardages s’évanouissant peu à peu. Je commence à distribuer les contrôles corrigés effectués la semaine dernière, agrémentant la copie de Paul par un grand sourire qui lui fait aussitôt baisser la tête. Qu’importe. Un jour, je sais qu’il me rendra ce sourire. J’ai espoir.

    Et l’espoir fait vivre.

    Louise commence à lire les consignes de l’exercice 1, avant que je n’explique rapidement la correction, cherchant une moue dubitative sur chaque visage, afin de savoir si je dois approfondir mon explication ou non. Que je sache toujours quand un élève est en difficulté en étonne plus d’un, mais me permet d’entretenir une complicité avec cette classe, dont je suis le professeur principal.

    J’interroge ensuite Maelys, qui enchaîne d’une voix monocorde. La jeune fille fera probablement une carrière littéraire, mais son choix ne m’indispose guère. Elle n’a pas de facilités en maths, même si elle fait de nets progrès, et qu’elle fasse ce qu’elle désire faire me contente amplement.

    Après une dizaine de minutes consacrées à une brève correction, les jeunes gens rangent leur contrôle en chuchotant, s’échangeant leurs résultats. Je les laisse faire, un sourire mélancolique aux lèvres. Je n’ai jamais connu cet irrépressible besoin de connaître la note de mes camarades. En fait, je n’ai jamais eu de notes, jamais eu de camarades, jamais eu de compétition. Je ne suis même jamais allé à l’école.

    Là d’où je viens, mon don pour les mathématiques en étonnait plus d’un. C’est pour ça que j’ai fait parti des infiltrés, de ceux qui se mêlent aux Hommes pour les aider à trouver une forme de bonheur. J’ai abandonné mes proches tels que Sitael, ou Nemahiah pour me consacrer à tout ça. Cette mission me comble encore.

    Le regard de Paul vient de se poser sur trois petites plumes blanches à côté de sa copie. Il lève les yeux vers moi, interrogatif. Comme bien souvent quand il ne s’agit pas de mathématiques, je réponds par un sourire mystérieux.

    Oups… Secret dévoilé.

    Et pourtant, je sais déjà que l’adolescent ne croira même pas une seconde que je suis un ange, et que dans quelques heures une rumeur parcourra l’établissement, disant que j’élève un pigeon blanc.

    Les jeunes ont beaucoup d’imagination, même si aucun ne semble croire à la magie. Dommage. Paul replonge dans ses exercices, caressant machinalement de sa main gauche les plumes immaculées qu’il a trouvé. Est-ce un sourire que j’ai entraperçu sur son visage à la sortie du cours ? Je n’en sais rien. Mais l’espoir fait vivre.

  19. De Flammes et de Vent dit :

    [Bonjour. Tout petit texte que je poste aujourd’hui. Début d’un livre qui restera sûrement inachevé.]

    Le Tableau

    Il allonge la toile vierge devant lui, sur le chevalet de bois sombre. L’étendue blanche semble l’appeler, tentatrice. Un sourire en demi-lune sur les lèvres, il trempe délicatement le bout de son pinceau dans le verre d’eau, ramasse un peu de peinture couleur d’automne et appose une farandole de feuilles mortes sur la toile.
    Le paysage prend forme, des bouleaux lunaires, des chênes endeuillés. Une flore enflammée par les premières rafales de froid, des branches torturées, tendues vers un ciel gris transparent.
    Enfin, épuisé, il laisse tomber son bras sur le côté, lâche le pinceau qui rebondit sur le lino.
    C’est terminé pour aujourd’hui. La peinture trône au milieu de ce petit appartement miteux de la banlieue d’Amsterdam, et c’est comme une fenêtre inachevée vers la campagne.
    Satisfait, le peintre aux yeux noirs laisse les ténèbres étendre leurs ombres dans le salon, et referme la porte de la chambre.

    • dévoreuse de livres dit :

      Wouaw. C’est beau, ça se lit vraiment très bien! Il y a quelque chose-je ne sais pas quoi mais peu importe- que j’ai trouvé poétique dans ton texte! En tout cas, évite de partir du principe que ce livre restera inachevé et motive toi à le continuer ! (dis-je avec déjà deux « romans » abandonnés à mon actif ) En tout cas, Bravo !

    • Cloécrire dit :

      C’est désespérant.
      Vous écrivez tous tellement bien! C’est juste magnifique.
      Impossible que je poste quelque chose après ça 😉
      Je suis totalement d’accord avec dévoreuse de livres.

    • De Flammes et de Vent dit :

      @dévoreuse de livres : Merci beaucoup ^^ J’adore la poésie, j’écris sans cesse des vers, des paroles de chansons…ça doit se ressentir sur mon style d’écriture. J’aimerais beaucoup continuer, mais pour l’instant j’ai un autre roman presque achevé qui me prend tout mon temps…peut être dans un an où deux, qui sait ?
      Encore merci :)

      @Cloécire : c’est trop gentil… mais moi je veux voir tes textes ! Je serais ravie de les commenter ! ^^

      • Cloécrire dit :

        De rien, et merci à toi! Je vais poster un texte sur ma rencontre avec Amélie Nothomb et peut-être le début de la « fan-fiction » que j’ai écrite sur elle, mais je ne pense pas poster beaucoup de choses…
        Je t’assure que tu ne rates rien, j’ai toujours l’impression que je ne réussis pas à exprimer clairement ce que j’ai en tête! 😉

  20. Emmanuel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    SOS!!!!
    Y A T IL UNE LIMITE DE MOTS POUR POSTER LES TEXTES CAR CELA FAIT PLUSIEURS FOIS QUE JE POSTE UN TEXTE MAIS IL NE PARS PAS.
    C NORMAL?

  21. MLB4EVER dit :

    L’HIVER

    Sur le miroir
    Mon reflet d’or
    Me montre la mort
    De mes parents.

    Le secret
    que j’avais si bien gardé
    a été revelé
    Je l’ai su après.

    Du vaho dans mes mains,
    un soufflé vraiment froid,
    mes lèvres séchées,
    la neige sous mes pieds
    me disent que l’hiver
    n’est pas fini, hélàs.
    Dommage.

    Mais tout d’un coup, le chaud renâit
    En moi et la tristesse s’envole
    Car, c’est un miracle,
    Je voit deux figures au loin
    Qui me disent
    Allez, ma belle, c’est déjà trop tard

    Et, avec un sourire,
    Je retrouve mes parents
    Aux pays des rêves,
    Lá-bas, tout au loin, dans le ciel
    Oú la peur n’existe pas.

    Ce endroits, c’est magique.
    C’est le pays que tout le monde ignore.
    Le pays
    Des morts.

    Critiquez!!! Je lis tout.

    • Etincelle de Feu dit :

      (Si tu lis tout, n’hésite pas à commenter aussi !)
      (Ah oui, et je ne suis pas une pro de poésie, pour ça il faut plus aller du côté du Tous Poètes)
      (Mais je vais quand même donner mon avis)
      (ASSEZ DE PARENTHESES !)
      Ton poème est… beau, quoique un peu… Comment dire ? Désorganisé. Je n’ai pas bien saisi de quoi tu parlais, et le rythme mériterais d’être plus fluide, pour maintenir une vraie unité du poème, un lien entre les strophes -tu vois ce que je veux dire ?
      Après je ne nie pas que tes vers, quoique un peu abrupts, dégagent un vrai quelque chose. Il y a un vrai potentiel d’émotion.
      Continue comme ça !

  22. Etincelle de Feu dit :

    Mado, franchement ce n’est rien, mais je suis si contente que mes mots te touchent !
    Que je me sens niaise, parfois.

  23. Etincelle de Feu dit :

    JECRIVAINE : Ta pièce est juste géniale, je n’avais jamais lu de tes textes et là… J’adore ! C’est hyper prenant et psychologique, une pièce très réussie. Gros bisous et bravo !

    HALF BAD : Mado… Voyant les réactions sur « Le petit ange d’Alep », je suis allée le lire (héhé, c’est ça la célébrité !)…
    Je ne le regrette pas.
    je ne vais pas t’assommer avec une avalanche de compliment. De toutes façons les autres ont déjà dit ce que je pensais.
    Mais je voudrais te remercier pour ce texte fort et triste que je n’oublierai pas.
    Bravo ma petite Mado.

    Depuis que je suis revenue ici j’ai plein d’inspiration ! Enfin, plus exactement, j’ai très envie d’écrire… Quoi ? Je cherche, je cherche…

  24. reglisse dit :

    Tu te souviens quand tu m’avais demandé pourquoi je t’aimais et que je t’avais répondu que je ne savais pas ? T’avais été blessé. Mais c’était vrai, je ne savais pas pourquoi je t’aimais.
    Peut être était-ce dans ta façon de me parler lorsque je pleurais, pas avec cette voix condescendante que je hais mais comme quelqu’un d’égal. Peut-être était-ce ta façon de te déplacer, cette façon de montrer que tu as confiance en toi. Peut être était-ce parce que tu connaissais tes faiblesses, que tu ne t’empechais pas d’exploser de temps en temps. Peut être était-ce ton regard qui me faisait me sentir si spéciale. Je t’aimais sûrement grâce à ta façon d’être toi même. Sûrement juste pour toi tout entier. Parce que tu es là personne le plus fabuleuse que j’ai rencontré. Parce que tu me comprends toujours que j’ai raison ou tort. Peut-être que je t’aime si fort parce que tu m’aimes tout simplement.
    Mais l’important, ce n’est pas pourquoi je t’aime mais à quel point je t’aime. Parce que je t’aime à m’en déchirer la poitrine. Je t’aime à vouloir que le monde entier le sâche. Au final personne ne peut vraiment expliquer un sentiment parce que le plus important c’est la façon dont on le ressent.

    C’est super court je sais

    • dévoreuse de livres dit :

      C’est simple, mais joli. Sans fioritures mais sans être succinct (ça s’écrit comme ça? ^^) Bref, j’aime beaucoup! .

    • Half Bad (and maybe more...) dit :

      Je trouve ça vraiment beau… Ton texte sonne juste, tes mots sont tous simples, mais ils me touchent beaucoup… Bravo !

    • Etincelle de Feu dit :

      Je suis très d’accord (très français je sais) avec la dévoreuse et Half Bad. C’est assez facile àlire, court, mais percutant. ça sonne juste. C’est… c’est beau, tout simplement.

  25. Neige éternelle dit :

    Bonjour, ça fait longtemps que je ne suis pas passée ici. Je commente rarement, voir jamais. J’ai un peu honte. Mais bon. Donc, si je suis là, c’est que je me suis remise à écrire quelque chose qui me tient vraiment à coeur, un projet que j’ai depuis longtemps. Peut-être que certaines personnes en ont déjà lu des chapitres -j’en avait posté il y a longtemps. J’ai décidé de tout réécrire, et j’aimerai avoir votre avis sur ce début. Voilà voilà. Et aussi, pour les personnes qui manquent d’inspi, allez écouter bleu pétrole d’Alain Bashung, ça marche pour moi en tout cas.

    Il s’appelait Holly. Holly Thompson. Il courait dans le sable, avec moi, dans ce sable qui racle sous les pieds nus, ce sable de Terminal Island.
    Il avait un visage fin, presque maigre, des pommettes trop saillantes. Il était beau. Ses cheveux noirs de geai volaient dans le vent chargé de sel, ses joues rougies dissimulaient un rire joyeux, sont teint était halé de soleil. Il jouait avec nous, entre les baraques en bois qui longeaient la grand rue.
    Holly, je le revois encore, on se moquait de lui, de son nom de fille, de son visage trop féminin. Il s’appelait Holly, on l’appelait Hollywood.

  26. Mutiny ≠ dit :

    Bonjour :) Un court texte, inspiré d’une chanson de FAUVE ≠ et d’un moment passé avec un ami…

    Les claquements de nos talons résonnent sur le macadam trempé de cette nuit de décembre. On marche sous les feuillages qui se balancent doucement, j’ai les mains dans les poches de mon manteau, et toi tu me parles, de ta voix grave et un peu éraillée. Avec toi, j’ai la même sensation qu’en soirée, un verre à la main. Ce mélange d’excitation et de ce sentiment d’exister, enivrée par l’heure tardive et le monde tout autour. Je ne sais plus à quel moment j’ai cessé de t’écouter pour passer dans un autre monde, calme et rempli d’images, qui virevoltent autour de nous. Je nous vois, à la lumière des lampadaires, et je profite juste de me retrouver à tes côtés en cet instant. Je laisse mes pensée dériver vers le ciel, je laisse mes pas te suivre, je te fais entièrement confiance. Tu te passes la main derrière la nuque, tu ris, et moi je te contemple. Tu m’as manqué, et même si c’est compliqué, on est là, tous les deux, à marcher sous les feuillages qui se balancent doucement. Je bascule dans la réalité, où tout est plus lumineux, pour rire avec toi. Je suis bien.

  27. Half Bad (and maybe more...) dit :

    Escalade. Mes mains s’écorchent et se brûlent sur les cordes rêches, le soleil ricoche sur les jointures métalliques, mes bras se tendent et j’atteins enfin le haut de l’araignée. Poussée d’adrénaline, rire de gamine. C’est pas si haut finalement. Jinspire longuement, et des bribes de mon enfance se bousculent dans ma tête. Mon enfance, qui ne tient finalement qu’au fil de cette araignée, immense montagne mouvante, et moi tout en haut, reine du parc avec mes souvenirs. Des cris de joie, des larmes, des jeux, exploration de mondes inconnus, et on dirait que toi tu serais le papa et moi la maman d’accord ?, le tout enrobé de sucre, d’insouciance et de naïveté. Mais le vertige me prend, je tangue, houla ! … Je redescends, et malgré moi, je sens mon coeur se serrer. Bah ouais, j’ai beau refuser de l’admettre, elle me manque cette vie colorée, pétillante et dynamique. Elle me manque cette époque où être gentille suffisait, où rien n’était compliqué, où tout le monde s’amusait. Je redescends et mes souvenirs se font clichés en noir et blanc, regards sombres et regrets. Je redescends de l’araignée et la vie me rattrape. Je n’ai plus six ans, il faudrait que j’arrête de rêver maintenant…

  28. Half Bad (and maybe more...) dit :

    Tatouage malabar, arômes de fraise dans le cou, goût d’enfance trop sucré sur le palais, le papier coloré et collant qui roule sous mes doigts. Le vent ondule et se glisse dans mes cheveux, les doigts doucement glacés et engourdis par le froid. Il ne neige pas encore mais de lourds nuages blancs s’amoncellent au-dessus de ma tête. Encore le vent et je souris, le coeur léger comme la plume collée dans ma nuque, tout petit morceau d’insouciance calqué sur ma peau.

  29. Half Bad (and maybe more...) dit :

    Voici quelques textes écrits quand j’avais encore de l’inspi…

    Juste ses yeux et son regard droit, déterminé et sûr de lui, son regard qui sonde mon âme, qui décode, éclaire et transforme tout. La lumière de ma lampe ricoche sur sa boucle d’oreille et vient m’éblouir alors qu’elle, reste immobile, les mains comme un cadre, un masque, une cachette. Pas de sourire, pas de plis, de ridules ou de fossettes, juste ses yeux, ses paupières ourlées d’un trait charbonneux, ses longs cils étirés comme des fils de funambule et ses sourcils blonds. Juste ses yeux gris bleutés, aux reflets de jade quand le soleil se lève. Juste ses yeux, mais ses yeux c’est déjà tout. C’est déjà l’espoir, les larmes et la confiance, c’est déjà la mer, les dunes et les flammes, c’est déjà les rires, les notes et les mots. C’est là où je me réfugie quand mes démons reviennent, quand mes pensées tournent trop vite, quand le monde se fait trop violent. Ses yeux sont mes refuges, toujours ouverts, brillants et chaleureux. Juste ses yeux. Juste ça, et c’est déjà tout.

  30. CHAPITRE 1

    Près de la Louisiane,

    Un homme, veste et pantalons élégant, vêtu d’une chemise et d’un brocart en soie, demanda soupçonneux à la femme debout devant lui.
    — As-tu eu raison de les avoir amenés ici ? Ce n’est guère prudent, d’autant plus que la reine ne nous tient point dans son cœur.

    — Cette petite peste ? Elle ne pense qu’à elle et dépense le magot de la France pour ses toilettes. Ne te soucie point de cela ; si l’on découvre notre… affaire je me porterais seule responsable de cela.
    Et puis, j’ai donné des ordres

    — Era… souffla l’homme, est-il bien prudent de parler de Marie-Antoinette comme d’une souillon ? Ce que j’entends là ne sont que des rumeurs… Que tu récites. Même si ça s’avérait vrai, elle est si jeune… Prend garde : nous allons rentrer en France.

    — Que craints tu ?! Cria celle-ci, que je répète mes paroles à la cour ? Je ne suis pas folle ! –Il semblait que son visage s’assombrit un peu plus- Je m’inquiète surtout de ces sauvages, s’ils faisaient des bêtises.

    — Sauvages ?
    Mais la belle rousse lui tourna le dos.

    • **********
      Avania criait, sautait ne pouvant dissimuler sa joie de changer de campement. Même si, ici, la terre semblait hostile aux récoltes et l’on étouffait. Heureusement, une source coulait, non loin.
      Elle ne comprenait pas ce qui avait décidé son chef à venir s’installer ici.
      Avania l’avait maintes fois demandé, mais il répondait toujours : « Seuls les grands peuvent le comprendre. Va t’amuser, tu es encore jeune.»
      Elle se répétait les paroles de l’ancien dans sa tête, sans comprendre.
      — Je vais demander à Gégrïoire
      Et elle alla de ce pas vers la tente violette à motifs vert.
      La plus jolie estima-t’elle
      Ils avaient obtenu cette couleur grâce à des fleurs violettes que des français, parlant leur langue, avaient donné au chef, qui l’avait aussitôt offert au père d’Avania.
      Celui-ci s’était empressé de le remercier tout en rougissant aux propos que le français et la française, Éra lui chuchotaient.
      Plious ayant le plus d’autorité à vite emmené les étrangers pour parler affaires.

      Ravis de ces jolies choses, les jeunes filles de la tribu accoururent et ,à leurs habitudes apportèrent pierres plates et récipient pour obtenir de la couleur…
      A leur retour les deux inconnus furent bien contrariés de voir leurs fleurs dans un si piteux état.
      Avania chassa de sa main cette pensée. Elle entra dans le tipi mais n’y vit pas son frère.

  31. Jécrivaine dit :

    REGARDS ENSORCELEURS
    Aifé

    Vous êtes un connard.

    Voilà les mots que j’aimerai vous dire quand vous me fixez d’un air froid et cruel et que vous éclatez d’un rire moqueur sans que je comprenne pourquoi.
    J’aimerai vous dire. Mais je ne peux pas.

    Vous tournez autour de moi, sans que j’esquisse le moindre mouvement. Mes muscles sont tendus, je suis prête à bondir pour échapper à la moindre offensive physique. J’ai peur. Et cela vous amuse.

    Vous êtes un salaud.

    Vous êtes l’homme qui a détruit ma vie. Vous êtes celui qui a ordonné à Néo de me traquer, puis de me briser afin que je me soumette. Vous êtes celui qui a envoyé Lià, l’enfant qui m’accompagnait, à une mort certaine. Vous êtes celui qui m’a faite prêté serment, qui m’a réduite à néant, à l’état de poussière sous votre regard froid et dangereux. Vous êtes celui qui me torture jour et nuit, tandis que votre voix doucereuse murmure à mon oreille mille mensonges et mille cruautés auxquelles je m’abandonne parfois. Vous êtes odieux.

    Vous êtes un monstre.

    J’ai été convoquée dans l’après midi à un rendez-vous dans votre cabinet de Marbre. C’est la mort dans l’âme que je m’y suis rendue, sachant déjà que vous jouiriez au psychologue avec moi, que vous jouiriez avec mes nerfs devenus si sensibles à cause de vous. Lorsque je suis entrée, vous m’avez indiqué un siège que j’ai refusé, sans un mot. Vos lèvres se sont étirées en un sourire sadique, et vous m’avez tourné autour avec lenteur comme vous le faites maintenant depuis une dizaine de minutes.

    Vous êtes mon Maître.

    Vous êtes celui à qui j’ai prêté serment, celui qui m’a ôté mon identité, qui m’a faite spadassine. Vous êtes celui à qui je dois le respect, et obéissance. Vous êtes l’être qui hante mes nuits, qui me fait frissonner de peur par son seul regard. Vous êtes l’homme que je hais le plus. Et pourtant… Je vous aime.

    Vous êtes mon père.

    Vous êtes celui qui contrôle son Ordre de la même manière qu’un gourou de secte manipulerait ses fidèles. Mais vous gardez un œil sur nous, Initiés, et avez accepté d’être mon père. De cœur, certes, mais un père. Et même si je ne sais même pas ce qu’un père est sensé faire, je vous regarde tout de même de cette manière, gardant en mémoire que vous ne m’aimerez jamais comme votre fille. De toute façon, vous ne savez même pas aimer.

    -C’est faux.

    Je hausse un sourcil, alors que vous cessez brutalement votre marche. Je ne comprends pas votre intervention. Mais en vérité, je ne vous comprends que rarement. Vos rires démoniaques et déments me font douter, et vos paroles insensées comme celle ci me laissent perplexe.

    -Qu’est ce qui est faux ?

    Je recule d’un pas, afin de mettre un maximum de distance entre vous et moi. Ma tentative ne vous échappe pas, et avant même que j’ai pu mettre une distance décente entre nous, vous m’attrapez le bras me faisant gémir de douleur. Votre poigne n’a pas diminué avec le temps. Je me souviens… C’est ainsi que vous m’avez attrapée et traînée dans ce long couloir le jour de mon serment.

    -J’ai su aimer. Je n’ai juste plus envie de me prêter au jeu.

    Votre voix était froide. Glaciale, même. Je prends brutalement conscience du marbre gelé sous mes pieds, et frissonne. Cet incident aurait du vous faire sourire, ou simplement vous faire laisser échapper une remarque cruelle, mais vous demeurez silencieux, impassible. Je murmure, apeurée.

    -Vous avez lu mes pensées ?

    -Exact.

    Votre regard ne quitte pas mes yeux, et je me surprends à observer la teinte changeante des vôtres. Cela semble déprendre de la luminosité, ou de votre humeur. Tantôt noirs, parfois aux reflets rouges, des fois marrons, ou bleus. Vos yeux demeurent une des choses que je n’ai jamais compris chez vous. Je rougis lorsque je me rends compte de ce que j’ai pensé de vous, et que je comprends que vous n’avez rien manqué de mes paroles muettes. Une lueur amusée dans dans vos yeux verts foncés, une teinte que je ne connaissais pas jusqu’alors chez vous, danse et je m’arrache brusquement de votre regard, et de votre main.

    -Allez droit au but, Maître. Je n’ai pas envie de vous laisser vous jouer de moi ce soir.

    -Assieds toi.

    Votre magie semble avoir agi, car la pièce dans laquelle nous sommes a brusquement changé. Un feu de cheminée s’est ajouté à la pièce, ainsi qu’un fauteuil de bois et rembourré de velours rouge. C’est naturellement que je m’assois en tailleur par terre, et vous sur le fauteuil. Vous souriez en me voyant dans cette position de faiblesse flagrante, mais je n’en ai que faire. Je n’ai qu’une envie : Quitter cette pièce.

    -Comment vas tu ?

    -Mal. Et vous ?

    Ma franchise vous étonne peut être, moi qui suis si réservée d’habitude. Je n’aime pas vous partager mes sentiments, mes douleurs, mes doutes, mes larmes, mes malheurs. Je n’aime pas me confier à vous.

    -C’est le rôle d’un père, pourtant.

    -C’est vrai ?!

    Vous hochez la tête, me contemplant avec satisfaction, même si je ne vois pas en quoi ma silhouette vous satisfait. Mes cernes et mes cheveux en bataille sont mis en valeur par les flammes dansantes du brasier. Le seul point positif est que les couleurs tièdes de la pièce masquent mon teint blafard. Vous tendez la main vers moi, et laissez courir votre doigt sur ma joue, plongé dans vos pensées, distraitement. Vous marmonnez, même si je pense que vos paroles ne m’étaient pas destinées.

    -Je ne pense pas être le meilleur des pères…

    -Votre doigt sur ma joue m’est tout sauf agréable.

    Claquement sec d’une gifle. Je sais déjà que ma joue s’est colorée de rouge.

    -Comment s’est déroulée ta dernière mission ?

    -A peu près bien.

    -Quelque chose te tracasse.

    -Oui.

    Ce n’était pas une question, mais je sais que vous attendiez une affirmation de ma part, afin que j’en prenne conscience moi même. Rassurez vous, Seigneur. J’ai parfaitement conscience qu’une tonne de problèmes m’empêchent d’être heureuse.

    -Et si nous allions droit au but plutôt que je te pose des questions à droite à gauche jusqu’à tomber miraculeusement par hasard sur le problème central ?

    -Comme si vos questions étaient un hasard, Sire…

    Je ne sais pas si c’est la lumière du feu qui vous donne cet air là, mais des flammes dansent dans vos yeux qui deviennent marrons. Je n’aurai pas du vous répondre comme ça. J’aurai du vous dire le problème. Mais au fond, tout cela n’est que convenance. Vous savez déjà le problème. Vous voulez juste me donner le temps de réaliser que vous ne lâcherez pas l’affaire. Et je vous en remercie. Vous secouez positivement la tête, approbateur.

    -C’est Georges ton problème ?

    Touché. Je grimace, puis murmure, comprenant que vous venez de toucher au but.

    -J’ai peur. J’ai peur qu’il disparaisse de nouveau. J’ai peur qu’il meure. J’ai peur qu’il ne m’aime plus. J’ai peur qu’il comprenne que je ne vais pas bien, et du coup mon état empire. J’ai peur que les épreuves du Clan bousillent notre amour.

    Vous haussez un sourcil, dubitatif. Puis, après quelques secondes, vous croisez vos jambes dans une position plus confortable, vous penchez en avant vers moi, et croisez vos mains sur vos genoux, exprimant votre intérêt.

    -Le Clan ?

    -Le Clan.

    Ce dont nous parlons est en réalité une armée secrète du Maître. Une armée constituée de Traqueurs. Love et moi passons les épreuves pour y entrer, mais me souvenant encore du goût amer de la deuxième, je crains que la suivante soit de nous entre-tuer…

    -Le Clan a pour but de vous faire dépasser vos limites. Si ton amour est une limite pour toi, alors crois moi, même si tu ne rentres pas au sein du Clan, tu ne feras pas long feu au cœur de l’Ordre, mon petit oiseau.

    C’est ça alors ? C’est pour ça que vous n’approuvez pas notre amour ? Mais à ce niveau là, j’ai tort d’aimer Orgonn comme un frère, j’ai tort de vous aimer comme un père. J’ai tort d’aimer les gens au point de ne pas pouvoir les tuer, ou les faire tuer. J’ai tort d’aimer tout court.

    Vous suivez mon raisonnement sans m’interrompre durant quelques minutes. Un malaise s’installe progressivement dans l’atmosphère. Je murmure, d’une voix soudainement rauque, changeant de sujet.

    -Mon petit oiseau ?

    Vous souriez, comme fier de vous, de l’invention de ce surnom. Je crois que le pire demeure cependant Mon enfant. Cette possession et ce terme me qualifiant de non-adulte me sont intolérables.

    -Mais je suis fier ! Tu es mon petit oiseau en cage…

    Je secoue la tête, plongeant dans vos yeux bleus saphir.

    -Je ne suis pas un oiseau en cage. Je suis un oiseau de proie dont vous êtes le Maître.

    -Excellente comparaison.

    Votre sourire carnassier me fait frissonner, et j’esquisse un mouvement pour me lever, afin de rompre ce rendez-vous. Pourtant, un simple geste de votre main m’immobilise. Je vous observe alors, drapé dans votre suffisance, votre égo, et votre pouvoir. Les flammes dansent toujours, vous illuminant de reflets changeants. Vos yeux redeviennent noirs, noirs de nuit. Du même noir que votre âme.

    -Ton âme n’est certes pas en meilleur état.

    -Mon âme ne m’appartient même plus, mais au moins elle n’est pas réduite en morceaux semblables à un miroir brisé reflétant auparavant vos sombres desseins.

    Vous m’attirez brusquement à vous, et je prends alors conscience que vous vous êtes levé. Vous me plaquez contre votre poitrine où devait battre certainement un cœur autrefois, puis relevez avec violence ma tête. Vos yeux sont violets. Vos yeux sont chargés de reproches, de colère, de jugement. Vos yeux sont chargés de larmes.

    Je ne réagis pas lorsque vos lèvres s’étirent en un vilain sourire. Je ne réagis pas plus lorsque votre bras se pose derrière mon dos pour m’empêcher de fuir. Je ne réagis même pas lorsque vos lèvres brûlantes se posent sur mon front, en un léger baiser.

    Je suis ensorcelée. Subjuguée. Incapable de la moindre résistance. Votre voix rauque brise l’enchantement sans le moindre état d’âme.

    -J’ai joué mon rôle de père. Maintenant, file. Tu m’exaspères.

    Je souris, puis me dirige vers la sortie. Je me retourne une dernière fois vers vous. Vos yeux sont trempés de larmes. Mais pour une fois je n’ai plus peur.

    • Sakura en sucre dit :

      J’ai même pas la force de te corriger, je sais qu’il n’y aura pas de fautes
      {-Flemmarde va.
      -Nan c’est même pas vrai méchante peuh ze boude}

      C’est très beau. J’aime vraiment, par contre, *se racle la gorge* pourquoi tu sautes pleins de lignes ? Ç’est pour rendre la lecture plus facile?

  32. Mimi, marchombre à la recherche des rêves perdus dit :

    Half bad: Ton texte m’a vraiment plus que touchée, il m’a heurté tant il sonnait vrai. Je ne sais pas quoi dire mais juste: c’était courageux d’écrire ça et grâce à toi, tous ces gens ne seront pas totalement oubliés… Merci.

    • Half Bad (and maybe more...) dit :

      Je… Vos commentaires me touchent tellement, j’ai pas de mots pour vous remercier… Mais merci Mimi, merci du fond du coeur <3

  33. Sakura en sucre dit :

    @ Najea merci beaucoup de continuer, ça m’aide vraiment à m’améliorer ! Bon alors je réponds (et ton gravatar je le trouve bien aussi !

     En fait quand j’ai commencé à l’écrire ça se passait dans le futur, c’est pour dire que ça ça peut arriver à tout le monde.
     Oh oui excuse-moi, pardon, une petite faute de frappe !
     Bien sûr que ça se passe sur le TE. D’ailleurs le texte que Luna lit au tout début est sorti de là (pour de faux hein)
     Bah il y a un peu de logique quand même. Disons qu’elles ne peuvent pas écrire le mardi à dix heures, c’est illogique.
     Bon c’est pour dire qu’elle est vraiment d’une humeur exécrable. Après oui, c’est sûrement pas très ingénieux de mélanger oral et écrit. Je modifie.
     Faute de frappe. Elle fêtait ses quinze ans.
     L’oral toujours. J’aime bien sentir la voix du lecteur suivre mon stylo et pas partir n’importe où !!!
     Non, je parle des morts dans ta famille. Est –ce que tous les premier juillet tu offres un nonosse à Rudolf ton chien mort depuis quinze ans ?
     Ah adolescence… l’époque des je t’aime moi non plus et des vacheries sur le physique. Si tu étais un personne je te tabasserais avec la guitare de mon frère…
     Le paragraphe de son anniversaire ? J’ai eu du mal à l’écrire. Aucune inspiration. Nullité totale. Bouhouhouh.
     Pour son prénom, exemple type, un frère, Jean, et une sœur, Constellation. Tu trouves pas un petit problème au niveau de la répartition de l’originalité dans la famille ? En fait sinon elle sert à rien. C’était juste lus logique.
     Chipoti chipota jambon frite chipolata ( Le niveau de maturité est en baisse)

     WOWOWO du calme dans la salle. Le réveil de viviane déverse de la musique classique et celui de luna te hurle à la gueule. Quand elles échangent de corps elles échangent de réveil. Luna déteste la musique de Ravel parce qu’elle a eu huit sur vingt (e pas veingt ^^) dessus. Et logiquement elles inversent leur corps parce qu’en partant du principe que ton âme est vitale, le corps de Viviane serait mort et le corps de Luna serait devenu une collocation (plus couramment appelé schizophrénie) Voilà pourquoi. Parce que sinon ça se finit en « on retrouva Luna en train de se frapper soi même, elle fut internée jusqu’à la fin de sa vie et Viviane regretta son vœu jusqu’à ce que prise de folie, luna qui avait alors le contrôle de son corps ne se fracasse le crâne sur la porte blindée de sa cellule, âgée de vingt trois ans. FIN »
     Ce n’est pas très réaliste, sa réaction, c’est vrai, mais si tu te rendais compte que l vie que tu voulais avoir n’est pas idyllique, que ton pyjama est trop petit et te gratte et tout et tout, tu ne sais pas comment tu réagirais.
     Oh làlà t’as l’œil ! et ben si c’est comme ça je réponds plus aux corrections orthographiques. NAH !!!
     Personnelement je suis super poilue (chut !!! personne ne doit savoir !!!) et si je me retrouvais dans le corps de quelqu’un d’autre je regarderais à quoi il ressemble.
     Des souvenirs ? Brr ça devait pas être très agréable !
     Le vol de mémoire ? Mais c’est pour mieux la leur ôter mon enfant *rire sardonique*
     La liste, en fait c’est le schéma de penser de Luna. Sa manière de réfléchir. Elle elle réfléchit de manière triangle rectangulaire. Viviane c’est plutôt un labyrinthe en forme d’escargot.

    MERCI BEAUCOUP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Bon bah maintenant je vais poster la suite MOUAHAHAHAHAH

  34. THE lectrice dit :

    Allez ! Comme resolutions :
    1- Participer a ce site !
    2- Réduire sa consommation de nutella
    …….
    234168965473865488790804770-Ne plus se ronger les ongles

  35. @Half Baf

    LA petite ange d’Alep…

    Oua…
    Ton texte est magnifique tu arrive à par,et disons.. Joliment d’un drame.
    En disant joliment je ne veux pas dire que c’est joli ce qui se passe mais que ton texte est super beau.
    En quelques lignes on s’attache au personnage ce qui est super même si la fin est triste.
    C’est super. Vraiment.

    Tu devrais en faire une histoire. Je peux la continuer si tu veux. Avec ton accord bien sûr c’est ton texte.

    En tout cas BRAVO!

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